La popularité de Macron, une tendance de fond?

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
IL MONTE, IL MONTE - Emmanuel Macron, inconnu des Français il y a deux ans, est aujourd'hui dans la course à la présidence et le jeune candidat commence à faire peur à ses rivaux. Sa montée en popularité est-elle partie pour durer ? Décryptage.

  • 1Pourquoi Emmanuel Macron s’incruste ?

    Le candidat Macron s’incruste dans le paysage de la présidentielle. Il n’est plus qu’un sujet médiatique. Si l’on regarde la dernière enquête de l’institut Ipsos pour Le Monde et le Cevifop, l’ancien ministre obtiendrait au 1er tour entre 13 et 15% des voix si Manuel Valls était le candidat du PS. Et si c’était Arnaud Montebourg, il monterait même jusqu’à 18% des intentions de vote. A seulement 39 ans, celui était encore inconnu il y a deux ans enregistre une belle percée. Dans cette enquête, il faut souligner un point essentiel : si la côte de popularité d’Emmanuel Macron grimpe, c’est qu’il grappille des voix à un peu tout le monde. Au candidat PS bien sûr qui est très bas, mais aussi à François Fillon qui chute depuis sa victoire à la primaire de la droite il y a un mois. L’ancien ministre tente de créer un espace politique qui rassemble et semble pour l’instant réussir son pari.
  • 2À qui plaît le fondateur de "En Marche !" ?

    Dans son potentiel électoral, on voit clairement qu’il y a plus de jeunes que la moyenne. Un constat ressenti également lors de son grand meeting samedi dernier à Paris. Le mouvement d’Emmanuel Macron a un côté plus start-up que parti politique classique. Dans les mots employés et le look, cela attire des Français déçus de la politique. Avec son programme de gauche libérale assumée qui défend l’entreprise, le travail et le risque, il séduit les classes supérieures et les professions intermédiaires. Mais Emmanuel Macron attire également des catégories plus populaires : on trouve aussi dans son potentiel électoral des Français qui ont des faibles revenus.
  • 3Les obstacles auxquels il doit faire face

    Premièrement, si la primaire socialiste rencontre le succès et attire 2 ou 3 millions de Français de gauche, alors le candidat gagnant aurait une légitimité qui pourrait peser contre Macron. Mais pour l’instant, la primaire a tout à prouver. Deuxième handicap pour Emmanuel Macron, l’âge. Les Français sont-ils prêts à donner les clés du pays à un homme de 39 ans qui n’a jamais été ministre de l’Intérieur, de la Défense ou Premier ministre? C’est un vrai sujet pour l’électorat de plus de 65 ans, or il s’agit de la catégorie qui vote le plus. Quand on en interroge certains, ils ont parfois cette phrase : "Il est bourré de talents, ce sera parfait pour la présidentielle suivante".

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