La vague bleue pourrait aussi emporter Lille métropole

La vague bleue pourrait aussi emporter Lille métropole

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POLITIQUE – Les tractations ont commencé à la communauté urbaine de Lille pour séduire le groupe Métropole passions communes (MPC), qui réunit des maire de petites communes rurales. Le but : remporter une majorité pour la présidence le 18 avril.

Lille Métropole pourrait revenir à son consensus d'autrefois. La présidence de la communauté urbaine de Lille (LMCU) est aussi en mesure d'être touchée par la vague bleue le 18 avril prochain. Une première depuis la création de l’assemblée en 1967. Dimanche soir, le Parti socialiste a perdu pas moins de douze communes, dont des villes clés telles que Roubaix et Tourcoing.

Au total, sur les 179 élus communautaires, on en compte 64 pour le bloc de gauche, 65 pour la droite associée au 13 du groupe Gidec (Groupe indépendant des élus communautaires), 6 pour le Front national et surtout 31 pour le groupe Métropole passions communes (MPC).

Participer à l'exécutif

C'est ce dernier groupe, présidé par Damien Castelain, maire de Péronne-en-Mélantois, que la gauche et la droite vont tenter de rallier pour faire basculer la majorité établie à 90 voix. Allié depuis 2008 avec Martine Aubry, le MPC réunit des petites communes rurales, à l'électorat plutôt centre-droit. Ces derniers pourraient donc sans problème basculer dans l'autre camp, s'il s'agit de participer à l'exécutif.

"Nous sommes dans la pleine arithmétique", a déclaré ce lundi Damien Castelain, en rappelant que des communes n'avaient pas encore le nom de leurs conseillers communautaires. Selon lui, "l'heure du consensus est de retour", en faisant référence au partage des responsabilités, qui a eu lieu entre 2001 et 2008. A cette époque, le président socialiste, Pierre Mauroy, avait nommé l'UMP Marc-Philippe Daubresse, en tant que premier adjoint.

Un candidat "consensuel"

Ce dernier, actuel chef de file du groupe UMP, s'est dit soucieux de respecter la volonté d'indépendance des maires du MPC, en proposant la tenue d'un "conclave entre ceux qui veulent un changement de gouvernance" pour choisir le "candidat le plus consensuel". De son côté, Martine Aubry , qui présentera son programme le 7 avril, espère que "le projet sera plus fort que les petites combines", même si elle admet que cela sera "moins facile que la dernière fois."

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