Le FN perd la flamme dans "ses" villes historiques

Le FN perd la flamme dans "ses" villes historiques

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RECUL - En forte progression dans l'ensemble de la France, le Front National n'a pas connu le même succès dans les municipalités où il avait obtenu ses première mairies. Tour d'horizon.

Dimanche, le FN sera en mesure de participer à 229 triangulaires dans le cadre du second tour des élections municipales. Un chiffre qui montre sa percée sur le territoire. Le parti mariniste n'a pourtant pas connu le même sort dans ses villes historiques, qu'il avait conquis entre le début des années 1980 et la fin des années 1990.

Dreux : après les Stirbois, le désert
Dans cette municipalité, le FN a mis en marche son histoire locale grâce aux Stirbois. En 1983, Jean-Pierre et ses 16% au premier tour permettent au RPR d'obtenir la mairie, via une alliance. Sa femme, Marie-France, décroche ensuite les sièges de député national en 1989 et européen en 1992.
Pour cette élection municipale, la candidate frontiste, Thérèse Mauboussin, se retrouve, elle, en quatrième position avec 13,45 % des voix. Un résultat qui pourrait l'amener au second tour. Même si la mairie semble d'ores et déjà promise à Gérard Hamel (UMP), élu en 1995. Surtout que depuis 1977, le parti frontiste s'est souvent allié avec la droite.

Marignane : la préférence à l'UMP
A Marignane, la page Front National, marquée par 13 ans de municipalité de Daniel Simonpieri (1995-2008), semble tournée. La hausse des impôts, l'endettement important et les rapports avec la communauté pieds noirs ont été un frein qui a permis à la droite de s'imposer à nouveau dimanche, dès le premier tour avec plus de 53 % des voix pour Eric le Drissès. Le candidat FN, René Amodru, n'a récolté que 17,83 % des suffrages.

Toulon : un échec malgré un net regain
Très visible aujourd'hui, l'essor du FN dans le Var a très tôt été symbolisé par Jean-Marie Le Chevallier. Elu en 1995, son seul mandat a été marqué par des scissions dans sa propre majorité, des détournements de fonds du service jeunesse, de la discrimination à l'embauche, des propos diffamatoires et un endettement important. Mais dans cette ville, le bilan frontiste des municipales 2014 n'est pas si contrasté. Si la course à la mairie est déjà terminée, avec la réélection d'Hubert Falco, qui récolte près de 60 % des suffrages , le parti Bleu marine s'est positionné juste derrière l'élu UMP. Le tout avec un score de 20 %, trois fois supérieur à celui des municipales de 2008 (6,55 %). Preuve d'un net regain.

Vitrolles : s'allier à l'UMP pour battre la gauche ?
A Vitrolles, l'extrême droite était incarnée par les Mégret. Si ce dernier échoue en 1995 à prendre les rennes de la mairie, sa femme, Catherine Mégret, s'en charge deux ans plus tard, après l'invalidation de l'élection précédente. Malgré un bilan décrit comme maigre en matière de sécurité, elle est réélue en 2002 avant une nouvelle annulation de l'élection. Dimanche, Marcel Yde, le candidat frontiste, est arrivé en seconde position avec 24,44 % des suffrages, derrière le maire PS sortant, Loïc Gachon (33,51 %). A moins d'une alliance avec la droite, une victoire semble peu probable.

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