Le FN peut-il faire un retour gagnant à Nantes ?

Le FN peut-il faire un retour gagnant à Nantes ?

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MUNICIPALES – Absent du scrutin de 2008, le Front national aligne un candidat pour les élections municipales à Nantes : Christian Bouchet, professeur d’économie, qui a notamment été candidat aux législatives de 2012 sur le secteur Nantes-Saint-Herblain, contre Jean-Marc Ayrault.

Est-ce le signe du succès ? Il est devenu la cible principale de Johanna Rolland. A longueur de meeting, elle n'a cessé d'appeler à faire barrage au FN : "S’il fait 10 % au premier tour, il y a aura un conseiller FN à Nantes. Ne laissons pas la place aux extrémismes !" Véritable crainte ? Stratégie ? Dans le dernier sondage TNS-Sofres, la semaine dernière, Christian Bouchet, candidat de Nantes bleu marine , est crédité de 8 % d’intentions de vote. 

Pourtant, Christian Bouchet y croit. Il affiche clairement ses ambitions : un fauteuil d’élu. "Je sais que je ne serais pas maire. Je veux passer la barre des 10 % pour créer une véritable opposition", dit-il. Cet homme de 59 ans, passé par des groupuscules d’extrême droite, engagé au MNR de Bruno Mégret dans les années 1990 et arrivé au FN en 2007, ne se prive pas de critiquer la classe politique nantaise, gauche et droite. "C’est un tout petit monde de connivences, sans différence de fond, dont les affrontements restent très théâtralisés." 

La sécurité en priorité

Et s’il se bat contre la "densification de la ville livrée aux promoteurs privés", la "boboisation du centre", qu’il promet des référendums locaux, l’un des fers de lance de Christian Bouchet reste la sécurité. Il propose de multiplier par deux le nombre de policiers municipaux, et de "rendre la ville moins attractive pour les délinquants, en arrêtant d’aider les populations migrantes et illégales, en fermant les squats, en supprimant les aides sociales qui leur sont octroyées."

Le candidat FN peut-il rallumer la flamme ? C’est en 1995 que le dernier élu frontiste, Pierre Peraldi, a siégé au conseil municipal… avant que le parti ne connaisse une traversée du désert, n’alignant d’ailleurs pas de candidat en 2008. Mais Christian Bouchet l’assure : "On voit notre popularité croissante tous les jours sur les marchés. Je suis surpris par cette bonne réception." Aux élections présidentielles de 2012 , Marine Le Pen avait recueilli 7, 78 % des suffrages au premier tour… contre 4, 77 % en 2007 pour son père.
 

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