Le Maire "choqué" par les accusations de racisme de Vallaud-Belkacem

Le Maire "choqué" par les accusations de racisme de Vallaud-Belkacem

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
POLÉMIQUE SUR L'ECOLE - La passe d'armes se poursuit entre le candidat à la primaire de droite et la ministre de l'Education au sujet de l'enseignement de l'arabe à l'école.

L'enseignement de l'arabe continue d'alimenter le duel Bruno Le Maire - Najat Vallaud-Belkacem. A l'université d'été des Républicains, samedi, le candidat à la primaire de la droite avait choisi de cibler la ministre de l'Education nationale et sa réforme des collèges en lui lançant cette pique : "Il faut dire à Madame Najat Vallaud-Belkacem qui veut faire apprendre l’arabe en classe de CP, qu’en France en CP, on enseigne le français". 


Une sortie qui n'a pas été du goût de la ministre, qui lui a répondu dimanche sur Radio J. "Non il n'y a pas d'arabe obligatoirement enseigné à l'école en CP à partir de cette rentrée 2016", a-t-elle rétorqué au député de l'Eure. "Ça fait partie des nombreux fantasmes qui fort heureusement s'évanouissent à la rentrée scolaire quand les enfants rentrent en classe et que les parents voient ce qu'on y fait." Avant de pousuivre sa charge : 

C'est le populisme qui emporte tout sur son passage. C'est un populisme contemporain, qui cherche un bouc émissaire, toujours le même, l'étranger, en l'occurrence le musulmanNajat Vallaud-Belkacem

Réponse de Bruno Le Maire, lundi matin sur France Info : "C’est un peu facile d’éviter le débat sur le primaire en parlant en gros de racisme, l’accusation me choque profondément. Le collège mérite un débat." Et d'en remettre une couche sur l'enseignement de l'arabe à l'école primaire, obstacle selon lui à l'intégration : 

Si vous enseignez l’arabe à des enfants dont les parents parlent l’arabe, vous les enfermez dans leur culture. L’intégration sera réussie si on met le paquet sur le françaisBruno Le Maire

Il faut dire que, lors de son discours sur l'éducation, samedi à La Baule, Bruno Le Maire a soulevé un vague de sifflets chez les militants par la simple évocation du nom de Najat Vallaud-Belkacem. S'il regrette l'attitude des sympathisants, il prend aussi leur défense. Pour lui, si la ministre de l'Education nationale se fait huer, c'est tout simplement parce qu'elle a "déçu". 

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