Le Maire-Macron : la bataille du "renouvellement" a commencé

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TABLE RASE - Bruno Le Maire, candidat LR à la primaire de droite, plaide pour la suppression de l'ENA. "Plus il y aura de renouvellement, mieux ce sera", dit-il aussi à propos d'Emmanuel Macron.

Le renouvellement de la classe politique au coeur de la prochaine présidentielle. A gauche comme à droite, plusieurs candidats égrènent des propositions visant de changer en profondeur le mode de désignation des élites. Dernier en date : Bruno Le Maire. Dans une interview au Parisien, jeudi, le candidat LR à la primaire de droite prône la suppression pure et simple de l'Ecole nationale d'administration (ENA), institution phare de la Ve République, créée en 1945.

Il est temps de supprimer l'ENA. Elle a rempli son office pendant des années, formé des fonctionnaires de grande qualité. Mais nous entrons dans un monde nouveau : celui des entrepreneurs, de la créativité, de l'innovation- Bruno Le Maire

Le challenger de Nicolas Sarkozy, lui-même ancien élève de l'école prestigieuse, explique que cette dernière doit être "supprimée et remplacée par une école d'application sur le modèle de l'Ecole de guerre, à laquelle les hauts fonctionnaires les plus méritants pourront avoir accès au bout de dix ans". 

Des déclarations qui s'inscrivent dans la foulée de son intervention, mercredi, aux universités d'été du Medef. Tout à son "renouveau", Bruno Le Maire a également plaidé, jeudi matin sur France 2, pour une profonde réforme du collège, dénonçant "l'égalitarisme" porté, selon lui, par l'actuelle ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem. Il prône "un collège diversifié où chaque enfant trouvera son talent", et la création d'écoles professionnelles "sous la direction des régions", en lien avec les entreprises. 

Enfin, toujours sur le thème du renouvellement, Bruno Le Maire ne voit pas nécessairement d'un mauvais oeil la démission d'Emmanuel Macron, possible candidat à la prochaine présidentielle. "Je n’ai jamais prétendu avoir le monopole du renouveau", assure-t-il. "Plus il y aura du renouvellement, mieux ce sera."

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