Le Maire se place entre Sarkozy le "brutal" et Juppé "l'immobile"

Élections Européennes 2019
3E VOIE - Candidat à la primaire de la droite, Bruno Le Maire s'en est pris, dimanche au Grand Jury, à Nicolas Sarkozy et à Alain Juppé. Ils incarnent, selon lui, le passé.


Pour faire figure de troisième homme, il faut taper fort. De plus en plus fort, à mesure que la campagne de la primaire à droite s'annonce comme un duel entre deux favoris, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy (qui seraient au coude à coude, selon un sondage du Figaro.


C'est précisément à cela que s'employait ce dimanche Bruno Le Maire, invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Le challenger de la primaire a décidé de renvoyer dans les cordes l'un comme l'autre. "Le point de départ du prochain quinquennat doit être le renouvellement complet de la classe politique", a-t-il justifié.

Et pourquoi pas Balladur et Giscard ?

L'ex-ministre de Nicolas Sarkozy, qui veut être l'incarnation du "renouveau", a éreinté le long passé politique de ses rivaux. Avec eux, "il y a beaucoup de différences profondes : je n'ai jamais été ni président de la République ni Premier ministre, je n'ai pas gouverné le pays", a-t-il appuyé. "Le duel de la droite ne doit pas se résumer à un ancien président de la République, un ancien Premier ministre, comme s'il fallait être un ancien quelque chose ! Il n'y qu'à ajouter Edouard Balladur et Valéry Giscard d'Estaing et les candidats seront au complet..."


Avant de s'en prendre au style de ses adversaires, Sarkozy le "brutal" et Juppé "l'immobile heureux" (référence à "l'identité heureuse" prônée par le maire de Bordeaux). "Je vois d'un côté des discours toujours plus durs (...) toujours plus brutaux, qui se solderont par toujours plus de déception, et de l'autre côté, l'immobilité heureuse". Entre les deux, bien sûr, "il y a un espoir" : lui-même.

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