Avec "La République en marche", le mouvement d'Emmanuel Macron fixe ses règles pour les législatives

RÈGLE DU JEU - Le député Richard Ferrand, secrétaire général d'En Marche, a précisé lundi les grandes lignes de la stratégie du mouvement d'Emmanuel Macron dans sa quête d'une majorité aux législatives. Avec deux principes : l'impossibilité d'une double étiquette pour cette élection et la "discipline collective" des candidats investis.

Les "marcheurs" se mettent en rang. Sitôt Emmanuel Macron élu, le mouvement du nouveau président de la République a édicté lundi les principes de la bataille qu'il entend mener pour parvenir à obtenir "une majorité absolue", objectif revendiqué, lors des législatives de juin. 


Le secrétaire général d'En Marche, Richard Ferrand, a annoncé, après la démission d'Emmanuel Macron de la présidence du mouvement, la nomination de Catherine Barbaroux à la présidence par intérim d'En Marche. En outre, en vue des législatives, le mouvement est rebaptisé "La République en marche" afin, explique le député socialiste,  "d'élargir l'assise" en vue du scrutin à venir. 

Pas de double étiquette

Le proche d'Emmanuel Macron a surtout clarifié les règles selon lesquelles un candidat pourra être investi par La République en marche. 

Tous nos candidats seront rattachés à l'étiquette La République en marche. L'objectif est que le gouvernement dispose d'un groupe parlementaire homogène [...] Nous refuserons tout mécanisme de double investiture. Tout candidat sollicitant l'étiquette aura été investi par notre commission nationaleRichard Ferrand

Ce qu'il faut comprendre : pas question de donner à tel ou tel candidat une double attribution PS-En Marche ou bien LR-En Marche. Le député PS, qui assure que lui-même va abandonner son étiquette précédente pour celle du mouvement d'Emmanuel Macron, indique que la liste des 577 candidats investis, qui sera communiquée "d'ici le 11 mai à midi", comprendra des personnalités "de sensibilité LR" et des personnalités de sensibilité socialiste. Mais ces dernières devront donc choisir. 

En vidéo

Richard Ferrand précise les règles pour les législatives

"Discipline collective"

Si le mouvement du président élu précise ces règles, c'est pour éviter tout risque de mésalliance ultérieure. "Emmanuel Macron ne demande à personne de déchirer sa carte", précise Richard Ferrand. "Mais celles et ceux qui sollicitent l'investiture devront porter la bannière La République en marche. Dans ce cadre, je ne vois pas comment des candidats appartenant à une organisation politique pourraient être investis par notre commission nationale." 


Les candidats investis, quel que soit leur parcours, devront également s'astreindre à une "discipline collective". L'objectif, précise Richard Ferrand, est d'éviter "un état de fronde permanent" - clin d'oeil à celle qui a divisé le Parti socialiste sous le quinquennat de François Hollande. Autrement dit : les débats devront se régler au sein du groupe, mais le groupe devra être en harmonie avec les réformes menées par le gouvernement. Seule exception à ce cadre : le Modem de François Bayrou qui, en vertu de l'accord passé avant le premier tour, pourra bénéficier d'un groupe autonome sous la bannière Modem. 

En vidéo

Richard Ferrand veut prémunir le mouvement d'éventuels frondeurs

Suivez toute l’actualité sur notre page dédiée à l’élection présidentielle. 


Découvrez comment votre commune a voté sur nos pages résultats de l’élection présidentielle.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

La présidence Macron

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter