Législatives : qui sont les 5% de députés sortants recyclés par En marche ?

Législatives : qui sont les 5% de députés sortants recyclés par En marche ?
ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
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En présentant jeudi une liste de 428 candidats aux élections législatives de juin, Richard Ferrand a précisé que 95% d’entre eux ne sont pas des députés sortants. A contrario, ils sont donc 21 - pour le moment - à revêtir les habits d'En Marche ! pour le scrutin. Des sortants exclusivement venus de la gauche. Tour d'horizon.

François Baroin et François Bayrou ont un point commun : avoir utilisé l'expression "opération recyclage", jeudi soir, pour qualifier les investitures d'En Marche !. Des investitures qui, selon eux, feraient la part belle au Parti Socialiste. Une critique justifiée ?


Si, pour l'heure, 95% des candidats ne sont pas des députés sortants et si beaucoup d'élus PS ont été retoqués, 22 de députés sortants ont été investis. Parmi eux, la majeure partie est effectivement issue du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, même si tous ne sont pas encarté rue de Solferino. 

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Poignée d'élus divers gauche

Dans le détail, on retrouve donc plusieurs députés socialistes. Certains ne sont guère une surprise, à l'image de Richard Ferrand, le secrétaire général d'En Marche ! ou Christophe Castaner, le porte-parole du mouvement. On retrouve aussi des écologistes, dont François de Rugy (Loire-Atlantique) et Barbara Pompili (Somme). En outre, il y a une poignée d'élus divers gauche. Notamment François-Michel Lambert du Front démocrate (le parti de Jean-Luc Bennahmias), Paul Molac de l’Union démocratique bretonne. 


A noter que, sur les 21 députés sortants sélectionnés par En Marche !, la majorité sont des hommes et seuls trois élus se représentent pour un troisième mandat consécutif (à savoir Touraine, Iborra, De Rugy), la limite fixée par le mouvement. D'autres pourraient rapidement rejoindre la liste, puisque il manque quelque 150 candidats.

"Recomposition du paysage politique"

Richard Ferrand a d'ailleurs estimé jeudi que le parti souhaitait que "puisse être maintenu vivant un espace permettant la recomposition du paysage politique". En clair, il s'agit de laisser une option aux parlementaires PS et LR jugés compatibles avec le projet d'Emmanuel Macron, qui cherche une majorité à l'Assemblée nationale pour faire passer ses réformes. 


A gauche, ni Stéphane Le Foll, ni Jean-Marie Le Guen, ni Marisol Touraine ou Myriam El Khomri n'ont ainsi pour l'heure l'identité de leur adversaire. A droite, où certains "ont besoin d'un signal" selon un proche d'Emmanuel Macron contacté par l'AFP, Nathalie Kosciusko-Morizet, Thierry Solère, le juppéiste Gilles Boyer ou encore Franck Riester sont dans le même cas.

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