Jacques Borie, "titulaire" de Francis Lalanne à Evry : "Je viens pour gagner, sinon c'est pas la peine"

PENSEZ À LUI - Candidat du collectif 100% dans la 1ère circonscription de l'Essonne, Jacques Borie, ex du Parti radical de gauche et du Front de gauche, cherche sa place au soleil sur son territoire, phagocyté par la candidature d'un certain Manuel Valls.

La 1ère circonscription de l'Essonne, qui comprend les villes d'Evry, Corbeil-Essonnes, Courcouronnes, Bondoufle, Villabé et Lisses, voit s'affronter pas moins de 22 candidats aux élections législatives, les 11 et 18 juin. Parmi ces 22-là, pas moins de 4 impétrants se réclament du mouvement d'Emmanuel Macron, dont un certain Manuel Valls, député sortant désavoué lors de la dernière présidentielle (il avait appelé à voter Emmanuel Macron et c'est Jean-Luc Mélenchon qui est arrivé en tête chez lui, à Evry), deux "grosses" candidatures de gauche, Dieudonné... Au milieu de tous ces candidats, Jacques Borie, candidat pour le mouvement 100%, suppléé par un certain... Francis Lalanne. Nous l'avons rencontré (sans son célèbre suppléant).

LCI : Quel est votre objectif pour cette élection ? Faire découvrir votre mouvement ?

Jacques Borie : L'objectif, c'est le second tour. Si je me présente, c'est pour gagner, sinon c'est pas la peine de se présenter. Il faut instaurer de la démocratie participative. Si je suis élu, j'aurai un site internet où je proposerai aux citoyens de voter, sur tel ou tel projet de loi, et ce seront eux qui décideront quel sera le mien à l'Assemblée nationale. Je ne suis pas assujetti au parti mais aux ordres de mes électeurs. Je porterai des idées écologiques, participatives. Je ne sais rien faire d'autre.

LCI : Avoir un suppléant nommé Francis Lalanne, est-ce un plus pour votre renommée ou est-ce que cela couvre votre message ?

Jacques Borie : C'est davantage un plus qu'un moins. C'est un vrai plus par la notoriété qu'il m'apporte, qui me permet de me faire connaître et parce que ça fait 10 ans qu'il fait de la politique. Il est vice-président de son mouvement, quand même. Le moins, c'est que c'est un artiste, que les gens aiment bien enfermer dans des cases, et qu'on ne lui prête de savoir faire de la politique. Il est venu ici pour faire de cette circonscription une tribune médiatique. Il me répète que s'il y a un endroit où il faut gagner, c'est ici.

LCI : Parce que Manuel Valls est en face ? Vous aussi, vous voulez le dégager ?

Jacques Borie : Je combats sa politique, ne serait-ce que sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Et franchement, je ne veux pas d'un député qui ne soit pas capable de suivre un engagement signé (fin mars, contrairement à ce qu'il avait promis, il a décidé de soutenir Emmanuel Macron plutôt que Benoît Hamon, son vainqueur de la primaire, ndlr). Je veux le battre, mais je suis anti-dégagiste.

Suivez l'actualité politique sur notre page spéciale


Ne manquez rien des résultats de vos candidats sur notre carte interactive

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Elections législatives 2017

Plus d'articles

Sur le même sujet

Lire et commenter