Delevoye à Bayrou : "Il n'est plus question de revenir aux pratiques anciennes et aux habitudes politiciennes"

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CAFOUILLAGE - Le mouvement d’Emmanuel Macron, La République En Marche, entend la colère de François Bayrou mais n’a pas l’intention de revenir sur les investitures qu’il a dévoilées jeudi.

C’est une fin de non-recevoir. Le mouvement d’Emmanuel Macron, La République En Marche (REM), se moque des rodomontades de François Bayrou concernant les investitures de la majorité présidentielle dévoilées jeudi. En mode "good cop, bad cop ", Richard Ferrand et Jean-Paul Delevoye, respectivement secrétaire général de REM et président de la commission d'investiture de REM, lui demandent de garder son calme.  


"Je lance un avertissement : attention il y a des limites à ne pas franchir. Les concitoyens ne veulent plus de petits arrangements, ce n’est pas une question de mathématiques, c'est une question aujourd'hui de cohérence, de confiance, de crédit et de mobilisation citoyenne", a déclaré Jean-Paul Delevoye sur LCI.

Et afin d’être parfaitement compris, il enfonce le clou : "Il n'est plus question de revenir aux pratiques anciennes et aux habitudes politiciennes qui consistaient à distribuer des postes ou des carrières. Cela est terminé".

"Tout va bien se passer"

A ses yeux, François Bayrou n’a pas pris la mesure complète du changement porté par REM. "Tous ceux qui s'expriment avec déception ou colère ne comprennent pas que ce qui est en cause aujourd'hui, c'est l'aspiration de la France à avoir un nouveau souffle citoyen", estime-t-il. 

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Dans un registre certes plus policé, Richard Ferrand se montre tout aussi inflexible. "Il n'y a rien de plus vieux qu'une colère de la veille, ce qu'il faut c'est avancer et tenir cette promesse fondatrice du renouvellement", plaide le député du Finistère, invité ce vendredi matin sur BFMTV.


"Quand vous renouvelez en profondeur (...), forcément ça fait turbuler dans les différents appareils politiques qui ont un certain nombre d'habitudes  passées", ajoute-t-il. Alors que 148 circonscriptions restent pour l'heure dépourvues de candidats, Richard Ferrand ne ferme pas la porte à de nouveaux candidats MoDem. "On continue à marcher ensemble et tout va bien se passer", conclut-il en signe d’apaisement. 

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