Pupponi, Boudjellal investis par erreur, un candidat anti-burkini, un autre condamné : les couacs de la grand-messe de la REM !

OUPS - En dévoilant les noms des 428 premiers candidats pro-Emmanuel Macron aux élections législatives, le mouvement n'a pas pu s'épargner quelques couacs. Avec des candidats qui ne voulaient pas l'être, un autre condamné... et un autre avec une position bien éloignée de celle du nouveau Président sur un sujet sensible.

19.000 candidatures réduites en 577, le travail était formidablement élevé. Alors forcément, au moment où Richard Ferrand dévoilait la liste des premiers candidats investis par La République En Marche ! (REM !), le mouvement qui appuiera Emmanuel Macron  à l'Assemblée nationale, pour les législatives, on pouvait s'attendre à quelques erreurs. Il n'a pas fallu attendre longtemps. Alors que les rédactions épluchaient la liste des 428 candidats tant attendue, les premières suprises pleuvaient.

Mourad Boudjellal

Le président du Racing Club Toulonnais Mourad Boudjellal, a rapidement exprimé son étonnement à l'annonce de sa candidature, dans la première circonscription du Var. Tout en se disant "sensible à la proposition du président", le bouillonnant patron de club a tempéré auprès de Var Matin : "Ce n'est pas mon ambition. En ma qualité de président de club sportif, je ne peux pas être candidat aux législatives." Mourad Boudjellal n'avait pas fait preuve d'autant de prudence, avant le premier tour, en recevant Emmanuel Macron au stade Mayol, mais aussi en assistant au meeting de Bercy du candidat. A son sujet, la REM ! a reconnu une erreur, "un mauvais copier-coller" dans les listings.

Augustin Augier

Le fils de la vice-présidente du Modem (parti allié à la REM !) Marielle de Sarnez a, lui aussi, annoncé qu'il n'avait pas été investi, contrairement à ce qui était dit dans les listings du mouvement, qui le mettait candidat dans la 9e circonscription des Français de l'étranger.

Stéphane Saint-André

Député sortant du Pas-de-Calais, le radical de gauche Stéphane Saint-André a été, lui aussi, investi par erreur, dans la 9e circonscription du département. Avec toutefois une spécificité : le candidat redoutait d'appartenir à une majorité dirigée par Edouard Philippe, élu juppéiste du Havre, et opposé au canal Seine Nord, auquel tient beaucoup l'élu, par ailleurs président de Voies Navigables de France. En conséquence de quoi, il se présentera sous la bannière... du PRG, et s'engage à soutenir la politique présidentielle pour les textes qui vaudront le coup à ses yeux.

A la Réunion, un candidat déjà condamné

Mouvement prônant la probité chez les décideurs politiques, la République En Marche ! avait demandé à ses candidats putatifs de s'engager à n'avoir aucune "marque judiciaire". Alors forcément, la moindre condamnation enterrait définitivement toute chance de candidature. Ce qui n'a pas empêché le député Modem de la Réunion Thierry Robert d'être investi par le mouvement macroniste. Celui-ci, expliquait Zinfos794  dans une information repérée par L'Express, a en effet été condamné en appel en juin 2016 pour diffamation, après avoir accusé un de ses adversaires politiques de "clientélisme". De quoi marquer le casier judiciaire. Interrogé par L'Express, le mouvement a affirmé que le nom serait rayé de la liste.

François Pupponi, strauss-kahnien pas converti

A première vue, il n'y avait rien de surprenant à voir le député du Val-d'Oise, à Sarcelles, successeur de Dominique Strauss-Kahn, être investi par le mouvement d'Emmanuel Macron. Avec notamment Benjamin Griveaux, son porte-parole, le nouveau Président a recyclé une partie du cercle des proches de l'ancien ministre des Finances. Mais, à nouveau, erreur du mouvement ? François Pupponi a rapidement dégainé un communiqué pour expliquer qu'il n'avait "ni adhéré au mouvement, ni à aucun moment sollicité cette investiture ou candidaté via la procédure prévue par celui-ci."

Francis Giudici, le maire anti-burkini

Maire de Ghisonaccia, en Haute-Corse, il avait été le deuxième maire de l'Ile de Beauté à prendre un arrêté contre le burkini, ce vêtement de bain destiné aux femmes qui souhaitaient cacher leurs cheveux, à la plage, en raison de leur religion. A l'époque, il avait parlé de "tenues provocantes sur la plage", des "provocations qui [nuisaient] à tout le monde, y compris aux membres de la communauté musulmane". Le débat avait particulièrement animé la fin de l'été 2016, avec un Manuel Valls très dur au sujet de cette tenue. Emmanuel Macron avait été, lui, beaucoup plus modéré. Il avait qualifié les arrêtés de "formidable défaite de la laïcité."

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