François Bayrou fulmine contre La République En Marche ! et prévient Emmanuel Macron

LINGE SALE - Alors que le mouvement d'Emmanuel Macron a investi 428 candidats aux élections législatives, le compte n'y est pas pour François Bayrou et le MoDem. Et le patron du parti centriste l'a fait savoir par voie de presse, jeudi 11 mai.

Avec 35 candidats investis sous l'étiquette de La République En Marche ! en vue des élections législatives, le MoDem pourrait espérer un retour substantiel à l'Assemblée nationale. Mais le chiffre a paru bien faible à François Bayrou, son célèbre président, jeudi 11 mai, lequel en espère 120. Cela a commencé avec une dépêche dictée à l'AFP, aux alentours de 19h, une heure et demie après que le mouvement présidentiel avait dévoilé ses 428 candidats aux élections législatives, les 11 et 18 juin.

"Il considère qu'il n'a pas été servi"

"La liste des investitures publiées cet après-midi est celle du mouvement politique En Marche !, elle n'est en aucun cas celle à laquelle le MoDem a donné son assentiment", a-t-il maugréé, prévenant qu'il allait convoquer "le bureau politique du parti vendredi 12 mai en souhaitant que dans les heures qui viennent, un mouvement de raison permette des investitures communes dans toutes les circonscriptions comme Emmanuel Macron et moi en sommes convenus depuis le premier jour de notre entente".


A l'AFP toujours, des proches du Béarnais ont tenté d'apaiser la situation : "Il considère qu'il n'a pas été servi, c'est tout. [...] Il veut faire monter les enchères", dit un premier, quand un second se console : "Plusieurs dizaines de MoDem ont été retenus et dans des circos gagnables." 

En Marche ! "à l'état gazeux"

Mais, plus tard dans la soirée, un nouvel article publié dans L'Obs le décrit à nouveau toujours très remonté, et veut le rappeler à ses obligations morales : "Quand je lui ai apporté mon soutien, il était à 18%. Nous l'avons fait élire." Et il en veut particulièrement aux instances du parti - "à l'état gazeux" - d'avoir transformé les investitures en "opération recyclage du Parti socialiste. La grande lessiveuse." Emmanuel Macron, juge celui qui le soutien depuis le début du mois de février, "va devoir changer de logiciel". Et d'estimer que l'état-major présidentiel risque de se retrouver dans l'époque "du post-professionnalisme".


Devant la colère du troisième homme de l'élection présidentielle 2007, Richard Ferrand, secrétaire général de la REM !, a tenu à relativiser sur France 2 : "Il nous reste du chemin à faire et nous allons l'accomplir ensemble." Probablement en allant piocher dans les près de 150 circonscriptions qui restent encore à couvrir.

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