L'immobilier à Bordeaux, un enjeu de campagne capital

L'immobilier à Bordeaux, un enjeu de campagne capital

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Eco-quartiers, pépinières éco-créatives…, la capitale de l’Aquitaine est en pleine mutation urbaine et s’apprête à voir la population de son agglomération augmenter de 250 000 habitants d’ici 2030.

"C’est ça le Bordeaux de 2030". Alain Juppé montre un arc, qui longe la Garonne, de Bordeaux-Nord jusqu’à la gare Saint-Jean, où il y a actuellement 476 hectares de friches industrielles, militaires ou terrains libres. L'objectif du maire, candidat à sa succession dans quelques semaines est de construire "une métropole durable", mais à "taille humaine". L'ancien Premier ministre ambitionne d'augmenter la population de l'agglomération bordelaise de 250 000 habitants.

Au nord, dans le quartier du Lac, plus d’un millier d’habitants vivent déjà à Ginko, premier éco-quartier en France à fonctionner avec un réseau de chaleur collectif alimenté à 100 % par des énergies renouvelables. D’ici à 2017, 6 000 personnes devraient y habiter.

Amener les entreprises à collaborer

Toujours au nord, aux Bassins à flot, plus de 700 000 m² de surfaces, dont 5 500 logements vont être aménagés par le célèbre architecte, Nicolas Michelin avant 2025. "C’est le quartier d’avenir de Bordeaux", estime Alain Juppé . Atypique, avec son histoire nautique, sa base sous-marine construite par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale, et sa situation - à dix minutes seulement de l’hyper-centre de Bordeaux en tramway - il a tout pour plaire aux nouveaux habitants et aux investisseurs. Ici, devraient bientôt se côtoyer "bobos, entreprises high-tech et résidences étudiantes et séniors.

Sur la rive droite de la Garonne, si longtemps dénigrée, des expériences intéressantes sont également menées comme "Darwin", un lieu "collaboratif". Le groupe privé Évolution a acheté une parcelle d'un hectare dans le quartier de la Bastide, à quelques minutes du centre-ville, pour transformer une ancienne caserne militaire de 1850 en un nouveau lieu de travail, conciliant développement économique, économie circulaire (les déchets des uns servent de ressources aux autres) et "collaboration radicale" (travailler ensemble plutôt que se concurrencer). L’initiative est soutenue par la mairie qui y a installé l’an dernier une pépinière éco-créative avec un espace de "co-working", des bureaux partagés par des entrepreneurs indépendants.

Loin des images futuristes véhiculées dans les années 80, Bordeaux se rêve en ville nouvelle où il fera "bon vivre". Une ville, mêlant harmonieusement nature, logements, bureaux, commerces, à l’architecture plurielle.

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