LIVE PRÉSIDENTIEL – "Cabinet noir", affiche de Mélenchon, "couteaux dans le dos" de Hamon... Les infos à retenir de ce dimanche 26 mars

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PREMIER TOUR J-28 – A quatre semaines du premier scrutin, la campagne présidentielle s’accélère. Ce dimanche a été chargé : Marine Le Pen était en meeting à Lille tandis que Jean-Luc Mélenchon s'adressait à ses sympathisants à Rennes. Pendant ce temps, Emmanuel Macron, en déplacement à la Réunion et à Mayotte, continue de rafler de nouveaux ralliements. Benoît Hamon voit, lui, ses soutiens fondre comme neige au soleil et s'emporte contre ceux qui "lui plantent des couteaux dans le dos". A droite, les élus LR viennent à la rescousse de François Fillon en réclamant l'ouverture d'une enquête suite aux révélations du livre Bienvenue Place Beauveau.

Voici les cinq informations à retenir de ce dimanche de campagne (à retrouver dans notre live ci-dessous) :


#LE PEN - La candidate du FN a tenu l'un de ses plus importants meetings de campagne à Lille. Devant plus de 5000 personnes, la députée européenne s'en est pris une nouvelle fois et à ses deux cibles favorites : Emmanuel Macron et l'Union Européenne. Marine Le Pen a ainsi comparé le candidat En Marche ! à "Jean-Claude Van Damme" car "en général, on ne comprend rien à ce qu’il dit et à ce qu’il veut".

#MACRON -  Après la Réunion, Emmanuel Macron était ce dimanche sur l'île de Mayotte. Loin de l'Hexagone, le candidat En marche ! continue d'engranger les soutiens et de déchirer les formations politiques traditionnelles. Une dizaine de sénateurs centristes ont annoncé aujourd'hui leur ralliement dans le JDD. "Emmanuel Macron propose une méthode à laquelle nous sommes fondamentalement attachés : dépasser le vote paralysant droite-gauche qui a pour conséquence qu’à chaque élection nationale, le camp vainqueur ne pense qu’à défaire ce que les prédécesseurs ont fait", expliquent-ils. L'UDI appelait pourtant samedi ses troupes à "garder le cap" dans le soutien au candidat Fillon.


Des soutiens de plus en plus nombreux qui inquiètent à droite. François Baroin a ainsi taclé l'ancien ministre, le qualifiant de "candidat du pouvoir et de François Hollande". La guerre se poursuit.


#HAMON - Le candidat socialiste est, lui, plus en peine. Lâché par de nombreuses figures de son propre parti, Benoît Hamon a condamné ceux qui lui "plantent des couteaux dans le dos" : "Ce ne sont pas eux qui m’ont donné vie, mais 2 millions d’électeurs", s'est-il insurgé, sur le plateau du 20 heures de France 2. L'ancien ministre a également rejetté une alliance avec Jean-Luc Mélenchon malgré les nombreux appels de symptahisants. Un pêu plus tôt dans la journée,  l'ancien candidat à la primaire de la gauche Vincent Peillon estimait pourtant que cette question n'était pas close et qu'elle allait "s'imposer" d'ici le premier tour si la gauche voulait conserver une chance de l'emporter.


#FILLON - Des ténors de la droite réclament l'ouverture d'une enquête, suite aux révélations du livre Bienvenue Place Beauveau, révèle Le Figaro. Parmi eux : Valérie Pécresse, Bruno Retailleau, Nathalie Kosciusko-Morizet, Luc Chatel, Philippe Bas ou encore Christian Jacob. Une lettre commune a été envoyée à Eliane Houlette, patronne du Parquet national financier et à François Molins, procureur de Paris. Les signataires évoquent l'article 40 du code de procédure pénale et dressent une liste des infractions constatées et pas des moindres. Ils évoquent entre autres : association de malfaiteurs, corruption et complicité de fraude fiscale.


#MÉLENCHON - Le candidat de La France Insoumise a dévoilé aujourd'hui sa nouvelle affiche de campagne et son nouveau slogan : La force du peuple. Jean-Luc Mélenchon avait donné rendez-vous à ses militants à Rennes. 10 000 personnes sont venues écouter son discours, un carton. Il espère pouvoir convaincre les indécis : "c’est à cette perplexité qu’il faut répondre". Moment marquant de son discours : le député européen a pris le temps de lire une lettre rédigée par les manifestants guyanais et déstiné au Président de la République pour marquer sa solidarité face au mouvement social. Assez rare pour être noté : sa prestation a été salué par ... Christine Boutin.

Voici les 5 informations essentielles de ce week-end de campagne, à retrouver également dans notre live:


#FILLON - Après les costumes, les montres de luxe. Dans sa déclaration de patrimoine, François Fillon a indiqué posséder deux pièces d'horlogerie évaluées à plus de 10.000€. Le candidat de la droite a confirmé vendredi soir avoir reçu l’une d’elles, lorsqu’il était Premier ministre, de la part de Pablo Victor Dana, un Italo-Suisse qui gère actuellement un fonds financier à Dubaï. L’homme d’affaires a déclaré sur franceinfo qu’il  avait fait ce geste de manière "absolument désintéressée".

Pas de quoi démonter François Fillon. Après avoir accusé François Hollande d'orchestrer les fuites sur ses affaires depuis un "cabinet noir", le candidat de la droite a poursuivi ce samedi sur le terrain de la victimisation lors d’un déplacement dans les Pyrénées-Atlantiques (au cours duquel il a été chahuté, cf la vidéo en tête de cet article). Avec toujours le chef de l’Etat dans son viseur, il a jugé face aux journalistes "probable" qu’il soit sur écoute. 


#PÉCRESSE - Après François Fillon, c'est Valérie Pécresse qui sort de ses gonds après avoir lu le livre "Bienvenue Place Beauvau". Celui-ci laissant entendre que l'arrestation pour détention de cannabis de son fils, en septembre dernier, a été exploité à des fins politiques, la présidente de la région Île-de-France a estimé sur sa page Facebook avoir été "victime d'une tentative de déstabilisation" et veut porter plainte. Particulièrement dans son viseur, le président de l'Assemblée Claude Bartolone, dont un collaborateur aurait prévenu les journalistes de la garde à vue du jeune homme.


#HOLLANDE - Présent aux obsèques de Henri Emmanuelli à Mont-de-Marsan, François Hollande a rendu hommage à cette figure historique du PS, décédée mardi. Dans son discours, le chef de l'État a vanté sa fidélité aux valeurs de la gauche et n'a pu s’empêcher de truffer son propos d'allusions très politiques, visant en particulier François Fillon : Henri Emmanuelli "pourfendait les pères la rigueur qui, on le sait maintenant, ne sont pas toujours des parangons de vertu", a-t-il déclaré.


#MACRON -  En déplacement à la Réunion, le candidat d’"En Marche !" avait donné rendez-vous aux habitants de l'île ce samedi pour un meeting de campagne. La salle de 4500 personnes étant à moitié vide, Emmanuel Macron a remplacé son habituel discours par une séance de questions/réponses avec le public. Un exercice plutôt inhabituel qui n'a pas forcément séduit les Réunionnais présents, le résultat se révélant décousu.

#MÉLENCHON - Le candidat de la France insoumise s’est rendu ce samedi dans un restaurant Mc Donald’s à Paris pour apporter son soutien aux salariés en lutte pour de meilleures conditions de travail. Il en a profité pour dénoncer les pratiques d'optimisation fiscale de la chaîne de fast-food, qui paye très peu d'impôt en France, malgré de confortables bénéfices.

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