LIVE PRÉSIDENTIEL - Elections législatives : la majorité présidentielle favorite, loin devant le FN, les Républicains et la France insoumise

DIRECT - Après plus de 72 heures de rumeurs et tergiversations pour connaître (enfin) l'identité du Premier ministre puis de son gouvernement, les hommes et femmes chargés de mettre en œuvre le programme du président sont passés aux choses sérieuses ce matin. Avec ce premier Conseil des ministres du quinquennat d'Emmanuel Macron, c'est sans doute le plus dur qui a commencé pour Edouard Philippe et son équipe.

Comme un air de rentrée des classes. Si les élèves de France et de Navarre se préparent tranquillement à la fin de cette année scolaire ou, avec peut-être moins de sérénité pour certains, au bac et autres examens qui marquent cette période, en politique, on semble revenir au mois de septembre. Car quatre jours après la passation de pouvoirs entre Emmanuel Macron et François Hollande, le premier gouvernement du nouveau président de la République, emmené par son Premier ministre Edouard Philippe, s'est mis véritablement en marche ce jeudi avec le premier conseil des ministres. L'occasion de faire évidemment la "photo de famille".

Live

#BONNE NUIT

C'est la fin de cette nouvelle journée politique. A demain et bonne soirée !

#L'EMISSION POLITIQUE

Un mot sympa de Léa Salamé pour David Pujadas, récemment écarté du 20h de France 2 : "Je dois vous dire toute l'estime pour le professionnel que vous êtes et l'amitié que j'ai pour l'homme.

#SONDAGES

Petit rappel : avec 34% des voix en 2012, le PS avait obtenu la majorité absolue.

#SONDAGE

Harris Interactive redispense les chiffres de son sondage des législatives :


32% pour l'alliance REM ! et Modem

Les Rép/UDI : 19

Front national : 19

La France insoumise : 15

Parti socialiste : 6%

EELV : 3%

Debout la France : 3%

PCF : 2%

NPA/LO : 1%

#REM

De droite ou de gauche, Marie Sara ? "Je suis ni de gauche ni de droite, je suis En Marche, d'ailleurs j'ai avec moi une ancienne candidate du Parti socialiste."

#REM

Marie Sara : "Je n'envisage pas de carrière politique. Je veux juste servir les gens de ma circonscription et de ma région."

#LÉGISLATIVES

Marie Sara : "Je fais partie de ces Français qui ont été déçus par la vie politique et j'ai trouvé qu'avec l'élection d'Emmanuel Macron, il y a eu un espoir extraordinaire. Quand le Président m'a appelé, je n'ai pas mis longtemps à dire oui."

#LÉGISLATIVES

Marie Sara, candidate de la REM ! face à Gilbert Collard, est en duplex.

#COLLARD

"Je suis très attaché à l'identité, aux traditions. Mais je ne vois pas où il y aurait de fracture entre Marion Maréchal Le Pen et Marine Le Pen."

#COLLARD

"Je considère que l'euro est une mauvaise idée. Mais je considère qu'on ne peut pas obliger une opinion à accepter une idée qu'elle ne supporte pas."

#COLLARD

Le député apparenté FN à propos de l'euro : "On ne gagne jamais contre l'opinion. On n'a pas trouvé la clé pédagogique pour faire comprendre aux gens que la sortie de l'euro ne serait pas l'abîme."

#COLLARD

"J'ai toujours dit que l'euro allait mourir de sa triste mort. Je l'ai dit une fois et on m'a répondu, collectivement, on m'a dit : 'Non, c'est la doctrine de dire qu'on veut sortir'. Je suis démocrate, je me suis incliné."

#COLLARD

"Monsieur Darmanin avait traité Emmanuel Macron de poison. Monsieur Le Maire, qu'est-ce qu'il lui a mis à Macron... et maintenant il est ministre de l'Economie."

#COLLARD

Député sortant du Gard, Gilbert Collard regrette l'abandon de Marion Maréchal Le Pen mais "ne discute pas sa décision".

#BEGAG

Ancien ministre délégué à l'Egalité des chances, Azouz Begag, dont l'expérience n'est pas restée dans les mémoires, est extrêmement enthousiaste à l'idée de voir Nicolas Hulot aux responsabilités.

#MITTERRAND

"François Mitterrand a su rassembler au-delà de sa personne, obtenant même une majorité d'affection, d'intérêt, de reconnaissance, qui était dûe à sa capacité à s'insérer dans une vision historique. Mais de son temps, il n'y avait pas encore autant de précaires et de chômeurs."

#MITTERRAND

"Je ne comprends rien à ce débat. Je vois un débat que j'aurais pu voir il y a un an, il y a deux ans... ce qui se passe, c'est infiniment plus grand et plus important que ces disputes. [...] Le général de Gaulle est arrivé en France après deux catastrophes : la guerre, puis l'Algérie. Nos catastrophes actuelles, ce sont des millions de chômeurs, de précaires, des gens qui sont pauvres, qui dorment dans les rues. C'est une catastrophe. A la suite de ces catastrophes, de Gaulle avait obtenu un rassemblement. Ce rassemblement, nous sommes en train de le vivre. Le reste est totalement détaché que vos disputes me semblent surréalistes."

#FENECH

"On est en train de faire comme s'il n'y avait plus de peuple de France. Quand on me dit qu'il faut répondre à la main d'Emmanuel Macron, pardon, mais je n'ai pas besoin de main secourable. Je sais quand travailler avec le camp adverse. Mais pardon de vouloir rester ce que je suis. J'attends avec hâte de savoir ce que feront les électeurs de Bruno Le Maire qui a choisi de quitter le parti !"

#FENECH

"Je voudrais qu'on arrête les clichés sur Laurent Wauquiez, qui vient de la droite sociale et qui est un humaniste. Il n'a pas basculé."

#COPÉ

"Au lendemain du 18 juin, il faudra tout revoir. Nous devrons éviter les tentations d'aller flirter avec le Front national, par exemple."

#BOURLANGES

Soutien d'Alain Juppé et candidat aux législatives pour la REM !, Jean-Louis Bourlanges commence par expliquer que, face à la radicalisation de ténors de la droite tels que Laurent Wauquiez, les grands partis de droite et de gauche sont désormais "incohérents".

#COPÉ

"Qu'au lendemain des législatives, on se pose la question de se mettre d'accord avec Emmanuel Macron, d'accord, mais pour l'instant, on n'y est pas, là. On n'a pas encore passé les législatives."

#MOTUS

Ministres interdits de parler à la presse, journalistes accompagnateurs très surveillés...

Premier Conseil des ministres à l’Elysée avec une communication contrôlée

Premier Conseil des ministres à l’Elysée avec une communication contrôlée

#KELLER

"Quand je demande aux électeurs de ma circonscription s'ils veulent qu'on s'oppose ou qu'on construise avec Macron, ils répondent qu'ils ne veulent pas perdre un mandat de plus."

#KELLER

Fabienne Keller, figure de la droite alsacienne et partisane de l'alliance de la droite avec Macron, salue "le gouvernement de centre-gauche et de centre-droit, ça penchait surtout au centre-gauche avant, mais maintenant, avec Gérald Darmanin, Bruno Le Maire et Edouard Philippe, ça s'équilibre."

#COPÉ

"Il y a des choses sur lesquelles on peut progresser : la réforme du Code du Travail, par exemple. Par contre, la CSG... Je ne vois pas comment ça peut bien se passer. Dans le domaine fiscal, nous devons assumer une baisse de l'impôt sur le revenu pour les classes moyennes."

#COPÉ

Le rassemblement porté par Emmanuel Macron ne met-il pas fin à des clivages artificiels ? 

"J'ai un peu le mauvais rôle, là... mais il y a un moment où les lampions de la fête vont finir par s'éteindre. Je ne sais pas quand mais c'est ce qui va se passer. Emmanuel Macron porte un projet avec un côté face et un côté pile. Le renouvellement, c'est indéniable. Mais il voudrait aussi qu'il n'y ait rien entre lui et le Front national et c'est extrêmement dangereux."

#LES RÉPUBLICAINS

Georges Fenech, Jean-Louis Bourlanges, Frédéric Mitterrand, Azouz Begag, Jean-François Copé, Fabienne Keller se réunissent pour discuter de l'attitude que la droite doit adopter vis-à-vis d'Emmanuel Macron.

#HAMON

"Le Parti socialiste, c'est incroyable, il y a des gens partis chez Macron, d'autres qui sont épargnés par ce dernier avec aucun candidat face à ceux, et d'autres qui ne croient pas à l'efficacité de ce programme. Moi, je ne soutiendrai pas ceux qui se mettent à l'écart de la gauche."

#HAMON

"Je soutiendrai tous les candidats qui s'inscrivent dans le projet que j'ai défendu. Ce qu'a fait le PS vis-à-vis de mon programme ne portera pas chance à ceux qui l'ont fait."

#HAMON

"Quand le président de la République a 24% en sa faveur, et qu'au second tour, les gens votent pour lui parce qu'il y a Marine Le Pen en face... ce que je vois aujourd'hui c'est tous les vices de la 5e République avec notamment un Premier ministre qui doit gérer un gouvernement qu'il n'a pas choisi."

#HAMON

"Pour que la gauche se reconstruise, il faut des députés de gauche, mais dans leur diversité. Pour qu'ils puissent résister au démantèlement du code du Travail"

#HAMON

"La gauche n'a jamais gagné sous le rassemblement hégémoniqque d'un seul", dit-il en réponse à Jean-Luc Mélenchon.

#HAMON

"C'est mon nom qui sera associé à ce score."

#HAMON

"Le socialisme n'est pas mort, surtout s'il se régénère par l'écologie politique. Mais il ne représente plus cet espace là, parce qu'il s'est pour partie disqualifié pendant l'exercice du pouvoir, et pendant cette campagne, en ne soutenant pas le candidat choisi."

#HAMON

"Bonne chance à Nicolas Hulot. Parce que je ne crois pas que la pente de ce gouvernement est d'être un gouvernement écologiste."

#CODE DU TRAVAIL

En marge de la préparation de la réforme du Code du Travail, le Premier ministre Edouard Philippe a pris contact jeudi avec les principales organisations syndicales et patronales en leur faisant part de "l'importance qu'il accorde au dialogue social".

#HAMON

"Le PS a offert une vision si misérable de la politique, à travers les trahisons que j'ai pu voir, qu'assez naturellement, il en est devenu assez peu désirable."

#HAMON

"Michel Rocard a toujours été attaché au clivage droite gauche, dont il a toujours considéré qu'il restait pertinent sur les questions économiques, sociales et éducatives. Il y était férocement attaché."

#HAMON

C'est au tour de l'ancien candidat PS d'être sur le plateau. Il est interrogé sur son passé de rocardien... 

#MÉLENCHON

Pourquoi n'est-il pas parvenu à un accord avec le Parti communiste ?

"Le PCF est très divers. Les militants, les sympathisants... et l'organisation. Je leur ai dit : quand 7 millions de personnes votent pour moi, je ne peux pas aller les voir et leur dire que j'ai fait un accord avec Pierre Laurent et qu'ils vont désormais devoir voter, pour 50% d'entre eux, pour quelqu'un qui est pro-nucléaire, pour quelqu'un qui est contre le référendum révocatoire."

#MÉLENCHON

"N'allez pas me chercher des SMS parce que ça me met des abeilles. Que Pierre Laurent le fasse, c'est ses affaires."

#MÉLENCHON

"Pourquoi ne suis-je pas allé face à Stéphane Ravier, le sénateur FN ? Mais parce qu'il y a déjà quelqu'un. Elle s'appelle Sarah Soilihi, et je veux que ce soit elle qui gagne !"

#MÉLENCHON

"Pourquoi Marseille ? Parce que j'ai une responsabilité politique, le temps que les autres éclaircissent leur situation, notamment le PS. Moi, ma feuille de route, c'est mon programme. En 2012, j'avais tenté de sortir Marine Le Pen de son rail à Hénin-Beaumont, je n'y suis pas arrivé. Là, j'ai vu que dans certains de ses bastions, la France insoumise est parvenue à faire reculer le Front national. Et je veux donc créer un effet d'entraînement."

#MÉLENCHON

"L'élection est loin d'être faite, mais ça fait plaisir, je le prends."

#MÉLENCHON

Au deuxième tour, Jean-Luc Mélenchon recueillerait 56% et serait donc élu face à Corinne Versini (la REM !)

#MÉLENCHON

Dans la 4e circonscription des Bouches du Rhône, Jean-Luc Mélenchon recueillierait 35% des voix, la candidate de la REM ! 26% et Patrick Mennucci 13%.

#MÉLENCHON

"Je ne vois pas monsieur Macron se dédire de sa ligne libérale. Et par conséquent je m'y opposerai. Après, au fil des textes de lois, on peut se dire : 'Ça, c'est pas trop bête', donc pourquoi pas ? On verra."

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VIDÉO : Le carrousel des ministres et secrétaires d'État du gouvernement d'Édouard Philippe

Dans la foulée, Emmanuel Macron, qui a parlé au téléphone pour la première fois avec Vladimir Poutine, a également présidé un Conseil de défense consacré au terrorisme.

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