"Macron a récupéré tous les tocards de la politique" : la sortie choc de Philippe Poutou recadrée par Léa Salamé

ÉLECTIONS EUROPÉENNES 2019
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TENDU – Éliminé avec 1,1% des voix au premier tour de la présidentielle, le candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste, Philippe Poutou, a sonné la charge contre Emmanuel Macron sur France 2.

Iconoclaste, le candidat du NPA l’aura été jusqu’au bout de cette campagne présidentielle. Invité sur le plateau de l’émission présidentielle de France 2, dimanche soir, Philippe Poutou, éliminé dès le premier tour (1,1%), s'est d'abord illustré en regrettant d'avoir été placé à côté du maire LR de Nice Christian Estrois :  "Vous savez que je suis allergique aux réactionnaires", a-t-il lancé en prenant la parole. 


Puis il n’a pas mâché ses mots envers Emmanuel Macron, arrivé en tête du premier tour. Pour le candidat du NPA, pas question de choisir entre celui d'en Marche! et celle du FN :   "On a les deux visages pourris du capitalisme".. Et Philippe Poutou s'est montré très dur On nous dit que pour barrer la route à Le Pen, il y a Macron. Macron, c’est  la politique à l’ancienne. Macron a récupéré tous les tocards de la politique. Des anciens ministres de gauche, Valls et Le Drian. Des ministres de droites, des gens qui ont été dans les politiques qui ont été menées. On a été flingués par tous ces gens-là par le passé et puis on nous propose la solution miracle Macron pour empêcher ça. C’est là où ça ne peut pas coller". 

En vidéo

Le film de la soirée du premier tour

Léa Salamé recadre le débat

Présent sur le plateau, le porte-parole du mouvement En Marche !, Benjamin Griveaux, n’a pas non plus été épargné : "Je le redis, ce sont des tocards que vous avez autour de vous, des gens qui ont tous assumé des politiques ultra-libérales et nous, on en a ras-le-bol de ça". 

Léa Salamé qui ne s’est alors pas démontée face à l'ex-candidat : "Monsieur Poutou, pardon mais là, on va s'arrêter parce que là... On va s'arrêter non ? Terminez, mais peut être sans mettre en accusation et en utilisant des mots, les tocards, tout ça, est-ce que vous pensez que c'est vraiment nécessaire ?". Ce dernier répond : "Mais pourquoi ? On en a entendu plein dans l'autre sens, et puis ça ne fait pas réagir non plus !" C'est finalement la journaliste qui aura le dernier mot : "Oui mais là, il est 23h25 et on a deux candidats au second tour." 


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