Macron se fâche contre le FN, ce parti qui "salit la République"

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Emmanuel Macron dans la course à l'Elysée

POSTURE - Emmanuel Macron a affirmé samedi 5 novembre qu'il ne pouvait "accepter" de voir le Front national accéder au second tour de l'élection présidentielle en 2017. L'ancien ministre de l'Economie a accusé le parti de Marine Le Pen de salir la République.

Emmanuel Macron va-t-il enfin "sortir du bois" ? En tout cas, il peaufine sacrément sa stature de candidat à l'élection présidentielle. Ainsi, en clôture d'un rassemblement à Paris de son mouvement En Marche! samedi 5 novembre, il s'en est violemment pris au Front national : "Je ne veux pas, je ne peux pas accepter que, dans mon pays, les symboles de notre histoire commune puissent diviser la société, parce qu'on les a laissés en quelque sorte se faire prendre par le FN", et "je ne veux pas que, dans mon pays, une colère, qui est parfois justifiée, devienne le monopole d'un parti qui salit la République", a-t-il martelé.

"Tous les pronostics placent madame Le Pen en tête au premier tour de la présidentielle, et tout le monde au fond s'en est accommodé", a encore regretté l'ancien ministre de l'Economie, jugeant qu'"aucun démocrate ne peut accepter d'être pris en otage d'une élection tronquée, amputée d'un tour", et qu'"aucun républicain ne peut s'habituer à la présence d'un candidat d'extrême droite au second tour à chaque élection présidentielle".

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    Le vice-président du Front national Florian Philippot, piqué au vif, a répondu à cette critique sur sa page Facebook. "En dégringolade dans les sondages, déjà oublié, Macron perd ses nerfs et insulte les millions d'électeurs FN", s'est-il indigné en dénonçant un "syndrome Valls".

    "Derrière les mots insultants de Macron sur le FN transparaît le sombre mépris du banquier mondialiste pour le peuple français qui se lève", a pour sa part tweeté le maire de Fréjus David Rachline. 

    "Candidat des lobbys étrangers, du CAC 40 et des médias qui en dépendent Macron salit la France", a posté, de son côté, Jean-Yves Le Gallou, ancien député du parti frontiste et pionnier du phénomène de "réinformation".

    Souvent attaqué pour l'aspect "personnel" de sa démarche présidentielle, Emmanuel Macron a profité de ce rassemblement pour railler les critiques et répondre à ses détracteurs. "J'ai beaucoup entendu ces derniers mois. Tout ça est une aventure solitaire. Je veux solennellement vous remercier d'accompagner ma solitude", a-t-il ironisé.

    "Dans cette bataille, maintenant, il y a les engagés, celles et ceux qui doivent prendre la relève, c'est vous!" s'est-il exclamé devant une salle conquise, d'où jaillissaient des "Macron président". "Je serai aussi pleinement engagé", a-t-il assuré. Mais il faudra encore attendre un peu pour dévoiler toute l'ambition de l'ancien de Bercy.

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