Manuel Valls souhaite rencontrer le jeune homme qui l'a giflé en Bretagne

Manuel Valls souhaite rencontrer le jeune homme qui l'a giflé en Bretagne

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
GIFLEGATE - Ce vendredi matin, Manuel Valls est revenu sur la gifle qu'il a prise en Bretagne au micro de BFMTV/RMC. Le candidat à la primaire de la gauche condamne le geste et assure qu'il veut rencontrer son agresseur pour "comprendre".

"Je vais rencontrer ce jeune homme", lance Manuel Valls. Ce vendredi matin invité de Jean-Jacques Bourdin, l'ancien Premier ministre est revenu sur l'épisode de la gifle, qu'un Breton de 19 ans lui a donnée alors qu'il était en déplacement à Lamballe dans les Côtes d'Armor.


"Ce n'est pas moi qui était en cause, ce n'est pas ma personne, mais quand, au nom d'une idéologie -- en l'occurence de l'extrême droite identitaire bretonne en s'affichant avec Dieudonné -- on porte un coup à quelqu'un qui représente l'intérêt général. Si on porte un coup à quelqu'un qui incarne, d'une certaine manière, l'autorité, c'est qu'on veut s'attaquer à l'autorité", commente Manuel Valls.

Une justice à deux vitesses ?

Mais au micro de BFMTV/RMC, Manuel Valls explique qu'il va rencontrer le jeune homme. Ce serait le père et l'avocate de celui-ci qui en auraient fait la demande. Et l'ex-Premier ministre a accepté : "Je le ferai après cette campagne des primaires, parce que j'ai envie de discuter. Un jeune homme d'une vingtaine d'années à peine qui se livre à cet acte, sans jamais l'excuser, je veux essayer de comprendre comment un jeune garçon peut basculer ainsi dans une forme de violence. Il ne faut pas laisser passer cette violence. Moi je crois à la règle."


Après cette gifle -- Manuel Valls préfère parler de "coup" parce que "gifle, il y a toujours un côté un peu sympathique" -- le candidat à la primaire organisée par le PS avait porté plainte et moins de 48h plus tard, le jeune homme était condamné à trois mois de prison avec sursis.


Une condamnation express qui avait été mise en parrallèle avec les longs délais de la justice, concernant les Balkany, par exemple. Hier, sur RTL, le patron de la CGT, Philippe Martinez, sous-entendait qu'"il y a parfois une justice accélérée pour certains". ALors le candidat socialiste s'agace : "Contrairement à ce que j'entends, il n'y a pas une justice à deux poids deux mesures".

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