Marie-Laure Harel, la mini-NKM qui veut conquérir le 3e

Marie-Laure Harel, la mini-NKM qui veut conquérir le 3e

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MUNICIPALES 2014 - Dans le 3e arrondissement de Paris, c'est une jeune femme de 29 ans qui se présente face au doyen des candidats socialistes. Ambition, caractère et indépendance, un cocktail qui n'est pas sans rappeler son modèle, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Quarante-deux ans la séparent de son concurrent socialiste, Pierre Aidenbaum. Mais, bombardée en 2008 conseillère de Paris alors qu'elle avait à peine 24 ans, Marie-Laure Harel n'est pas une novice en politique. "Au début, ça me faisait tout drôle d'avoir Christine Lagarde à côté de moi. Lors de ma toute première intervention, j'étais violette tellement j'avais peur", raconte en riant celle qui aujourd’hui, affirme "être considérée d'égale à égale" par ses confrères.

Une ascension éclair que la jeune femme doit à un illustre parrain : Nicolas Sarkozy. "J'avais besoin d'un petit boulot pour financer un voyage en Inde, indique la jeune femme. J'ai trouvé un job au ministère de l’Intérieur grâce à une amie, Judith. La fille de Cécilia ." Un piston qu'elle assume : "J'ai eu de la chance d'abord, j'ai travaillé ensuite", indique-t-elle. Remarquée par le futur président, elle met de côté son voyage et le suit à l'Elysée, avant de se retrouver numéro 2 dans le 16e arrondissement, en 2008.

Pro-mariage pour tous

Discrète sur les bancs de la mairie, c'est en avril dernier qu'elle se fera un nom. Marie-Laure Harel annonce alors publiquement qu'elle défend le mariage pour tous . "Encore maintenant, on me le reproche, reconnaît la jeune femme. Je ne serai jamais de gauche, mais je suis en phase avec mon temps. Je suis pour une droite ouverte, moderne."

Indépendante, protégée de Sarkozy et ambitieuse affirmée, autant de traits de caractère qui ne sont pas sans rappeler… Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate à la mairie de Paris. "Je l'admire beaucoup, concède Marie-Laure Harel. Elle est moderne, jeune, c'est la candidate idéale pour Paris." Quant à ses propres ambitions, la jeune femme reste prudente. "Dans dix ans ? Je serai maire du 3e !" avant de reconnaître, dans un sourire, qu'elle se verrait bien "prendre des responsabilités à l'UMP".

"Personne ne la connaît"

Son arrivée dans le 3e ne s'est pas faite sans tensions. Elle a dû faire face à l'hostilité des équipes locales. "J'habite dans l'arrondissement depuis dix ans. C'est là que je suis la plus efficace", se défend Marie-Laure Harel, qui rappelle qu'en cas de défaite, elle perdra son siège au Conseil de Paris. "Personne ne la connaît ici, raille Pierre Aidenbaum, son adversaire socialiste, qui brigue son 4e mandat. Si sa jeunesse est son seul argument, c'est un peu léger…"

Marie-Laure Harel aura trente ans au lendemain du premier tour, en mars prochain. "Je me souhaite de ne pas avoir l'occasion de les fêter et d'être à fond dans l'élection", sourit-elle en tirant sur une cigarette. Une perspective qui a de quoi la rendre nerveuse : en 2008, Pierre Aidenbaum l'avait emporté dès le premier tour , avec 55% des voix.

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