"Vision de trader de salle de marché", "entre les mains des communautaristes"... Marine Le Pen dézingue Emmanuel Macron

"Vision de trader de salle de marché", "entre les mains des communautaristes"... Marine Le Pen dézingue Emmanuel Macron
Élections Européennes 2019

PRÉSIDENTIELLE – Invitée de "Elysée 2017" sur TF1 mardi soir, Marine Le Pen a pilonné Emmanuel Macron, habité selon elle "par une ambition absolument inouïe".

"Je n’ai pas d’admiration pour quelqu’un qui veut déconstruire la France".  Marine Le Pen s’est montrée particulièrement  vindicative à l’encontre de son adversaire du second tour de l’élection présidentielle mardi soir lors de l’émission "Élysée 2017" mardi soir sur TF1 et LCI.

Incapable de concéder la moindre qualité à Emmanuel Macron, elle a déclaré "ne pas avoir d’admiration pour sa vision de trader de salle de marché et sa vision utilitaire des Français". Elle a également critiqué "sa vision très radicale de l’Union européenne". 

Voir aussi

La présidente du FN, qui s’est mise en congé de son parti depuis lundi pour se consacrer exclusivement à sa campagne, estime qu’Emmanuel Macron "veut vraiment cette France soumise", détournant à dessein le slogan de Jean-Luc Mélenchon.

Macron serait "entre les mains" de l'UOIF selon Le Pen

Marine Le Pen a par ailleurs accusé son adversaire d'être proche de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), qu'elle présente comme des "communautaristes dangereux". "Aujourd'hui, nous sommes confrontés à des candidats qui vous expliquent qu'il n'y a pas de culture française, qui sont entre les mains des communautaristes, et notamment des plus dangereux d'entre eux, comme l'UOIF", a-t-elle dénoncé.

"M. Macron nous a expliqué qu'il y avait dans son entourage un islamiste radical mais que c'était un type bien. Moi je pense qu'il n'y a pas de types bien chez les islamistes radicaux", a-t-elle ajouté. Marine Le Pen faisait allusion à Mohamed Saou, référent d'En Marche dans le Val-d'Oise "mis en réserve" de la campagne, en raison de prises de position polémiques.

Lire aussi

"Le peuple va réserver une très grande surprise à l'oligarchie"

La candidat d’En Marche est "poussé par une ambition absolument inouïe", a-t-elle également affirmé. Politiquement, elle juge qu’il est "le candidat de l'oligarchie" auquel elle s’oppose en tant que "candidate du peuple". "Mon adversaire a une vision qui est assez désincarnée, il ne voit que les centre-villes, c'est à eux qu'ils parlent essentiellement, à ceux qu'il pense être les gagnants de la mondialisation", a-t-elle expliqué. 

Confiante malgré les nombreux soutiens reçus par son adversaire depuis dimanche soir, elle souligne que "l'élection n'est pas faite" et fustige "l'oligarchie a déjà installé Emmanuel Macron dans le fauteuil du président". Et malgré les sondages extrêmement favorables à son rival, "le peuple va réserver une très grande surprise à l'oligarchie", veut-elle croire.

En vidéo

En cas de victoire, que dira Marine Le Pen à Hollande le jour de son investiture ?

Suivez toute l’actualité sur notre page dédiée à l’élection présidentielle

Découvrez comment votre commune a voté sur nos pages résultats de l’élection présidentielle

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent