Marine Le Pen n'envisage pas de nommer ministre sa nièce Marion

Marine Le Pen n'envisage pas de nommer ministre sa nièce Marion
Élections Municipales 2020

ET NON - Si Marion Maréchal-Le Pen envisageait de devenir ministre en cas de victoire de sa tante Marine en mai prochain, elle va devoir revoir ses projets. La candidate du FN a en effet expliqué dans un entretien à" Femme Actuelle" qu’elle ne comptait pas confier une telle responsabilité à sa nièce.

Elle se rêve à l’Élysée et préfère voir sa nièce rester à l’Assemblée. Marine Le Pen a affirmé ce lundi  dans un entretien à Femme Actuelle qu'elle n'envisage pas, en cas d'accession à l'Elysée, de nommer ministre sa nièce Marion Maréchal-Le Pen, pour raisons familiales mais aussi à cause de son inexpérience supposée.

Dans cet entretien, dont des extraits ont été diffusés ce lundi, la présidente du FN la juge en effet trop inexpérimentée pour décrocher un portefeuille ministériel.  Et puis, "le simple fait qu'elle soit ma nièce poserait un problème", poursuit l'eurodéputée.

"La place de ma nièce est députée. Je ne lui dois rien. Enfin, je ne lui dois rien... A personne d'ailleurs, je ne dois rien à personne!", explique Marine Le Pen dans l'hebdomadaire. "Je n'ai d'ascenseur à renvoyer à personne. Je me déterminerai en fonction de l'intérêt des Français et de la manière dont se sera dessinée ma majorité présidentielle", poursuit la présidente du FN.

"Marion est assez raide, c'est vrai"- Marine Le Pen

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De sa nièce (27 ans), elle dit aussi qu'"elle ne mérite pas cet excès d'opprobre. Elle est jeune, elle est assez raide, c'est vrai, un peu comme la jeunesse française, la jeunesse française est assez raide, elle se raidit en tout cas."  Tante et nièce s'étaient opposées en décembre sur la question du remboursement de l'IVG, la première demandant à la seconde d'éviter les "chicayas". Marine Le Pen trouve par ailleurs "un côté gadget" à l'idée d'un gouvernement paritaire. "Je prends des femmes parce qu'elles sont compétentes et que c'est là que je veux les voir".

"Des quotas pour les femmes, je trouve ça presque blessant, les grandes femmes politiques dans notre pays n'ont pas eu besoin de la parité pour émerger, et celles qui ont émergé comme ça elles ont vite disparu", a ajouté l’eurodéputée.

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