Le FN rêve d'un second tour Marine Le Pen - Jean-Luc Mélenchon

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Marine Le Pen perd la présidentielle

CONFIDENCES - A deux semaines du premier tour de la présidentielle, l'hypothèse d'un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ne semble plus impossible. Cette perspective réjouit même la présidente du Front national, qui pense que le candidat de la France insoumise est le plus à sa portée.

Marine Le Pen VS Jean-Luc Mélenchon : ce pourrait être l'affiche du second tour de l'élection présidentielle. C'est en tout cas ce qu'aimerait la présidente du Front national. "Il est en tête des adversaires qui nous arrangent le plus, devant Macron et Fillon" a avoué à LCI un membre de l'équipe de campagne de la candidate. Ce dernier a même montré de l'estime et de la sympathie pour le candidat de La France insoumise ; étonnant quand on connaît ses antécédants avec Marine Le Pen. "Seuls deux candidats ont l’étoffe, le reste ce sont de petits mecs. La politique, c’est aller vers la puissance. Certes on va vers les programmes mais le charisme compte, l’aura. Il avait les qualités personnelles, la consistance qui permet de monter. On a de l’estime pour lui, et plus du mépris pour Macron."

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"On va expliquer qu'il est pro-immigrés, qu'avec lui les institutions seront saccagées"

En effet, après avoir longtemps concentré ses attaques sur Emmanuel Macron, que les sondages donnent présent au second tour face à Marine Le Pen, cette dernière doit prendre en compte la montée de Jean-Luc Mélenchon dans les barèmes d'opinion ces derniers jours. "A 12% ce n’était pas un adversaire, mais là oui. Il arrive à un niveau de grand candidat", explique le cadre du FN. Alors le parti va devoir agir en conséquence : "On va expliquer qu’il est pro-immigrés, qu’avec lui les institutions seront saccagées. On va braquer le vote populaire contre lui." En coulisse, tout l’argumentaire contre Mélenchon est prêt. Tout ce qu’il dit, tout ce qu’il fait, est analysé et décrypté.

Mélenchon n'est plus ménagé

Ce cadre du FN nous avoue que les attaques envers Jean-Luc Mélenchon ne seraient pas très sévères : "Nous ne serons pas trop violents. Nous allons l’attaquer mais pas trop… Il ne faut pas l’empêcher. On va faire juste ce qu’il faut, on ne sort pas la grosse artillerie contre Mélenchon" Lorsqu'on fait remarquer à ce proche de Marine Le Pen que cette dernière est à chaque fois donnée perdante au second tour face à l'ancien socialiste, il répond : "Un sondage de second tour avant le premier ne veut rien dire parce que le 23 au soir, c’est une nouvelle campagne qui commence." Les chiffres ont tout de même dû avoir leur influence. En effet, Marine Le Pen a commencé, dès le 10 avril, à pilonner son potentiel adversaire en mettant en garde contre des "impôts écrasants" et une politique "immigrationniste" et d'ouverture totale des frontières. Quand bien même, sur ces deux points, les positions du candidat sont assez loin de cette description.

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