Après le renoncement de Ford à délocaliser une usine, Marine Le Pen vante le "protectionnisme" de Trump

Élections Européennes 2019

DONALD EN EXEMPLE - Lors de ses voeux à la presse, Marine Le Pen a pris en exemple ce mercredi matin la décision de Ford d'annuler l'implantation d'une usine au Mexique après des menaces lancées sur Twitter par le futur président américain. Une démonstration du "volontarisme" en politique, estime la candidate FN.

L'exemple est tombé à point nommé. En vantant le protectionnisme économique lors de ses voeux à la presse, mercredi matin, Marine Le Pen s'est appuyée sur la récente décision du constructeur américain Ford d'annuler l'implantation d'une usine au Mexique sous la menace présumée du président-élu Donald Trump. 

Accusant un autre géant de l'industrie, General Motors, de délocaliser ses chaînes de montage au Mexique, Donald Trump, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, a tweeté mardi un message explicite où il promettait d'imposer "une lourde taxe frontalière". 

Hasard au coïncidence, le groupe Ford, qui avait essuyé des menaces similaires de Donald Trump en novembre, a annoncé dans la foulée qu'il renonçait à implanter une usine au Mexique au profit d'unités de production aux Etats-Unis

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Même si Ford a évacué tout motif politique dans cette décision surprise, le rétropédalage du géant de l'automobile a permis à Donald Trump de crier victoire. Et c'est la preuve, pour Marine Le Pen, "que la volonté en politique paye". La candidate du Front national, qui prend souvent Donald Trump en exemple, estime que ce "volontarisme" "réconciliera les Français avec la politique". 

Le protectionnisme fonctionne lorsqu'il est porté par une volonté et que le pays dispose de sa souveraineté économique- Marine Le Pen

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