Marseille : deux sections du PS mises sous tutelle pour contrer Guérini

Marseille : deux sections du PS mises sous tutelle pour contrer Guérini

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MUNICIPALES – Les sections socialistes du 2ème et du 3ème arrondissements de Marseille sont mises sous tutelles. Une décision prise par le bureau national pour limiter les dysfonctionnement durant la campagne.

Tous les moyens sont bons pour limiter l’influence de Jean-Noël Guérini sur les élections. A moins d’un mois du 1er tour des élections municipales, le bureau national du Parti socialiste a décidé mardi de mettre sous tutelle les sections PS dans les 2e et 3e arrondissements.

"Les dysfonctionnements et le manque manifeste d’engagements des responsables de ces sections très en lien avec le président du conseil général (Jean-Noël Guérini, ndlr) nous obligent à intervenir", déclare dans La Provence Alain Fontanel, secrétaire national chargé des fédérations.

Un fief de Guérini

Géographiquement, les sections des 2e et 3e arrondissements regroupent les quartiers de la Joliette, de Saint-Mauront, mais aussi celui du Panier. Un quartier historiquement ancré à gauche qui est devenu au fil du temps un fief de Jean-Noël Guérini selon ses détracteurs. Cible d’une procédure interne d’exclusion du Parti socialiste, le sénateur garde pourtant de nombreuses attaches sur place dont la maire de secteur, Lisette Narducci.

Problème pour le parti socialiste, cette dernière se présente sous l’étiquette du Parti radical de gauche pour les municipales. "C’est une liste dissidente, souligne le conseiller municipal PS, Jean-Paul Bramanti. Or les militants PS attachés à Lisette et qui la soutiennent sont de fait contre le candidat officiel du parti, Eugène Caselli", précise-t-il.

Un appel lancé aux militants

Dans la course aux municipales, le président PS de la communauté urbaine se présente effectivement dans les 2e et 3e arrondissements. Favorable à cette mise sous tutelle, il ne cache pas son soulagement. "Cette mesure est frappée du sceau de la cohérence. Depuis les législatives, ces sections n’étaient plus mobilisées pour le candidat socialiste officiel".

Reste maintenant pour lui à convaincre les militants (environ 600 dans ces sections) de le rejoindre pour soutenir sa liste. "S’ils veulent faire gagner la gauche, je leur lance un appel pour qu’ils me rejoignent", indique Eugène Caselli.

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