Marseille : la candidature de Pape Diouf va-t-elle rebattre les cartes ?

Marseille : la candidature de Pape Diouf va-t-elle rebattre les cartes ?

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
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POLITIQUE – L’ancien président de l'OM, Pape Diouf, a expliqué mardi sa candidature à la mairie de Marseille afin de "changer la donne" politique dans la ville. Une candidature attendue qui pourrait rebattre les cartes à 8 semaines du scrutin.

Jugée un peu terne, voire convenue, la campagne des municipales à Marseille vient de prendre un sérieux coup de fouet. Mardi, l’ex-président et ultra-populaire Pape Diouf a officialisé sa candidature pour les élections de mars prochain. Un engagement "en raison d'une demande multiple venue d'horizons divers", justifie l’ancien journaliste de 62 ans.

Question programme, il faudra attendre. Les réunions publiques avec les Marseillais permettront d’affiner ses idées. Même topo pour le nom de ces colistiers qui le suivront sur une liste baptisée "Changer la donne". Seule certitude, l'ancien président de l'OM refuse les étiquettes politiques. Classé plutôt à gauche, le candidat nie toute "appartenance à un camp".

Quelle réserve de voix ?

Une affirmation qui fait sourire Yves Moraine. "Pape Diouf est une personnalité de gauche. Sa candidature prouve que Patrick Mennucci n’a pas réussi le rassemblement", tacle le porte-parole du candidat UMP Jean-Claude Gaudin. "Il n’y a pas de soucis. Chacun est libre en démocratie de se lancer", affirme de son côté Christophe Masse, tête de liste PS dans les 11ème et 12ème arrondissements.

A huit semaines du premier tour, difficile d'avoir une estimation du potentiel électoral de Pape Diouf. "Je ne crois pas que sa liste puisse aller très loin", affirme à metronews Yves Moraine. "Il va récupérer quelques voix à gauche. Mais au-delà des mécontents de Mennucci, il n’aura pas grand monde", juge-t-il. "Il va peut-être labourer sur un terrain qu’on ne représente pas forcément mais qui est complémentaire du nôtre", estime Christophe Masse.

De quoi mettre "une épine dans le pied du PS" comme l’affirme l’UMP ? "Ça va nous enrichir", esquive l'élu PS, certain d’éviter malgré la multiplication des listes, le "syndrome Lionel Jospin" éliminé au premier tour de la présidentielle en 2002. "Je souhaite aller jusqu'au bout et gagner ce match", affirme pour sa part le principal intéressé. Bien décidé à rester en marge de tout parti, il exclut pour l’heure tout arrangement avec le PS. "Je ne suis pas dans les calculs, pas dans les combinaisons, je n'ai pas de carrière politique à gérer".
 

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