Marseille : la propreté au cœur des municipales

Marseille : la propreté au cœur des municipales

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
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PROPRETE – Véritable serpent de mer, la propreté à Marseille revient sur la table à chaque élection. Un problème avant tout politique où les partis se renvoient la balle.

Que celui ou celle qui n’a jamais râlé contre le manque de propreté à Marseille lève la main ! Poubelles qui débordent, détritus par terre, rats qui galopent dans les rues, la ville présente parfois hélas un triste visage. La faute à qui ? Au manque de volonté dénoncent certains ou à la sempiternelle question du fini parti selon d’autres.

Au volant de son petit camion de nettoyage, Ahmed a lui une tout autre explication. "C’est avant tout un manque de civisme des gens", regrette-t-il. Sillonnant quotidiennement le 2ème arrondissement, il s’avoue presque résigné face à la tâche. "Parfois quand je nettoie la chaussée, certains n’hésitent pas à jeter des papiers devant moi. Je leur dis, mais ils s’en foutent", lâche le jeune homme désabusé.

Un combat politique

Elections municipales obligent, le sujet de la propreté revient sur le devant de la scène. Et du côté de l’UMP, la sulfateuse est de sortie pour dénoncer le bilan d’Eugène Caselli, président PS de Marseille Provence Métropole, en charge du dossier. "Il a une absence de courage et de management. Mais Il y a une solution pour que Marseille soit propre. Il faut commencer à nettoyer Caselli", s’amuse Gérard Chenoz en références aux scrutins à venir.

Plus mesurée, Martine Vassal, élue UMP à MPM, regrette les "promesses en l’air". "Il y a 6 ans, il avait promis que la ville serait propre en 6 mois. On lui a donné les moyens pour pouvoir le faire. Nous lui avons proposé des solutions. Pourquoi ne les a-t-il pas appliquées ?", interroge-t-elle.

"C’est l’affaire de tous"

"Les principales mesures ont été réalisées à 90 %", se défend le principal intéressé, prompt à contre attaquer. "Cette droite est amnésique. Elle ne se rend pas compte du travail accompli. La situation s’est améliorée", assure-t-il, même s’il reconnaît ne pas être "totalement satisfait". "J’ai ma part de responsabilité, mais c’est l’affaire de tous", déclare-t-il.

Dans le viseur de l’élu : le fini parti. "Nous le réduirons et les cantonniers seront sous la direction des maires de secteurs pour assurer un meilleur nettoyage des rues après les ramassages". L’autre grand chantier pour mettre un terme à la saleté selon Eugène Caselli, c’est la pose de containers semi-enterrés. "Ceux à roulettes, avec les couvercles toujours ouverts, ce n’est plus possible. C’est le vrai problème car ça déborde et donne l’impression de saleté". Un vaste chantier pour les remplacer qui prendra du temps reconnaît-il mais dont les effets pourraient être visibles "à moyen terme".
 

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