Marseille : le FN fait une entrée remarquée au conseil muncipal

Marseille : le FN fait une entrée remarquée au conseil muncipal

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POLITIQUE – Avec 20 élus, le Front national est le principal groupe d’opposition avec la Gauche dans l’hémicycle. Respectant le protocole du 1er conseil municipal, le leader du Front national n’a toutefois pas manqué de répondre au leader du Front de gauche en le présentant comme "un enfant de Staline".

Stéphane Ravier ne risque pas d’oublier son premier conseil municipal à Marseille. Outre la présence record de 20 élus du Front national, le leader du parti était victime vendredi matin d’un lumbago. Une douleur piquante mais pas de quoi atténuer sa "fierté" d’être présent dans l’hémicycle. 

"Ce sera très protocolaire ce matin avec l’élection de Jean-Claude Gaudin", tempère toutefois Bernard Marandat, élu dans le 8e secteur. De un élu lors de la précédente mandature à 20 désormais, le doyen des Frontistes mesure le chemin parcouru. "Ça fait plaisir de ne plus être seul, on se sent plus en groupe", dit-il avant d’être salué par le futur Premier adjoint UMP, Dominique Tian. "Il m’a adressé ses félicitations se réjouit-il, on a de bonnes relations".

"Nous n’avons pas de leçons à recevoir des enfants de Staline"

A l’instar du groupe socialiste, Le Front national n’a pas présenté de candidat lors de l’élection protocolaire du maire. Avec 61 élus de son camp sur 101, difficile en effet de contester l’élection du maire sortant, mais pas de débattre , surtout quand les attaques viennent des autres partis.

Comme le veut le protocole, le leader du Front de gauche, Jean-Marc Coppola a tracé la feuille de route de son parti sans manquer d’adresser une pique aux élus du FN. "Monsieur le maire, nul ne saurait banaliser la place inquiétante occupée par le Front national dans cet hémicycle, ce parti continue d’offenser la république car il défend le principe d’inégalité des droits", a-t-il notamment déclaré.

Piqué au vif, Stéphane Ravier n’a pas manqué de lui répondre lors de sa première allocution. "En écoutant l’un des derniers représentants de ce qui reste du Parti communiste à Marseille, nous saurons d’où viennent la haine et l’exclusion en rappelant que là où le communisme s’est abattu, cela a été synonyme de misère, de mort et de privation de liberté. Nous n’avons pas de leçons à recevoir des enfants de Staline dans cet hémicycle", a-t-il déclaré. Une passe d’armes qui en appellent sans doute d’autres à l’avenir.
 

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