Marseille : les candidats priés de ne plus tracter sur les marchés

Marseille : les candidats priés de ne plus tracter sur les marchés

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POLITIQUE – Un arrêté municipal interdit depuis le 1er juillet toute distribution de tracts sur les marchés de Marseille. Une décision contraire à l’esprit républicain » selon le PS.

En période de campagne électorale, la moindre étincelle ne demande qu’à s’embraser. Dernier exemple en date : la distribution de tracts des candidats sur les marchés. Premier à dégainer, le directeur de campagne du candidat socialiste, Yves Botton déclarant mardi midi par communiqué: "ce matin, alors que Patrick Mennucci allait à la rencontre des Marseillais sur le marché de La Plaine, il a reçu un appel de Mme Martine Vassal (adjointe UMP en charge de l’espace public) nous signifiant l’interdiction de militer et distribuer des tracts "sur le domaine privé" de la ville que serait d’après elle un marché".

La réponse de l’intéressée ne s’est pas fait attendre. "le candidat socialiste ne peut pas ignorer qu’un arrêté municipal du 1er juillet dernier interdit formellement 'la distribution d’écrits de toute nature (tracts, prospectus, etc.) sur les espaces occupés par les marchés de Marseille durant les jours et heures d’ouverture de ces marchés'". 

Menaces de PV sur le marché

Martine Vassal met en avant des questions de propreté et de sécurité. "Et si tout le monde tract sur les marchés, on ne s’en sortira plus. Et imaginez si quelqu’un glisse sur une affichette et se blesse. Serons-nous responsables ?" Reste que la pratique est traditionnelle en période électorale et l’interdire serait même "contraire à l’esprit républicain", selon Yves Botton promettant de continuer à aller "à la rencontre des Marseillais".

L’adjointe ne désarme pas et est prête à faire constater par huissier les manquements à l’arrêté. "Nous avons dressé deux PV hier sur le marché. La loi est la même pour tous. Ça a même fait râler les militants UMP. Mais ce que je ne supporte pas, c’est quand je demande à Patrick Mennucci d’arrêter et qu’il me répond : je fais ce que je veux". Le jeu du chat et de la souris sur les marchés ne fait que commencer.
 

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