Médias : les "petits" candidats de Nantes s'estiment lésés

Médias : les "petits" candidats de Nantes s'estiment lésés

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
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MUNICIPALES - Sophie Van Goethem, qui se présente pour la droite, dénonce le manque de lisibilité médiatique des candidats sans étiquette ou des petits partis dans les débats locaux.

"La campagne a démarré pour mon équipe officiellement le 27 septembre. Depuis, beaucoup s’interrogent sur notre lisibilité médiatique." Sophie Van Goethem , candidate dissidente à droite à Nantes, interpelle sur la représentativité des petits candidats. "Récemment encore, France 3 et Europe 1 organisent des débats avec 'les candidats aux municipales' sans m’y inviter !", dénonce-t-elle.

Ce vendredi après-midi par exemple, plusieurs médias locaux (la chaîne France 3 Pays de la Loire, la radio France Bleu Loire Océan et le journal Ouest-France) organisent une émission spécialement consacrée aux municipales de Nantes. Quatre candidats sont invités : Johanna Rolland (PS), Laurence Garnier (UMP), Pascale Chiron (EELV) et Christian Bouchet (FN). L’émission précise qu’en plus des invités en plateau, un portrait des candidats et des forces en présence à Nantes sera diffusé.

"Il y a des freins à notre liberté d'expression"

Mais cela ne suffit pas pour Sophie Van Goethem : "Après demande d’information, plusieurs explications m’ont été fournies par les diffuseurs : sondages parisiens non consultables désignant les candidats les mieux placés pour l’emporter, priorité aux candidats appartenant à un parti politique….C’est ce qu’on appelle le principe d’équité !"

Pour elle sa candidature entre pourtant "dans les critères d’appréciation" énoncés par le CSA : "Je suis élue de l’opposition depuis 6 ans au conseil municipal de Nantes, j’ai organisé conférences de presse, des réunions publiques… Elle ajoute :  "ne dépendre d’aucun parti politique, afficher des valeurs de droite, appartenir à la société civile sont certainement des freins à notre liberté d’expression."

"Pas de force politique exclue"

A la mi-janvier, Guy Croupy, candidat du Front de Gauche, avait lui saisi le CSA, sur une émission de la chaîne locale Télénantes, après un débat réunissant en plateau les mêmes quatre candidats . Il avait pourtant été proposé aux autres des entretiens filmés à l’avance, ce qu'il avait refusé, demandant que la "totalité des candidats participe avant le premier tour à une émission qui les représente d’égal à égal".

Après cette saisine, Télénantes avait réagi en affirmant "n’exclure aucune force politique de son plateau". "A ce stade de campagne, le CSA n’impose pas de règle stricte. Mais la déontologie nous oblige évidemment à permettre à toutes les forces politiques en présence de s’exprimer", expliquait la chaîne dans un communiqué. "Nous ne nous sommes à aucun moment engagés à inviter sur ce plateau l’ensemble des candidats alors déclarés, mais il était clair que tous auraient la parole."
 
> Pour voir "La Voix est libre", direct ce vendredi à 14 h 30 sur pays-de-la-loire.france3.fr et la radio France Bleu. L’émission sera ensuite diffusée samedi à 11 h sur France 3 Pays de la Loire.

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