Metz : l’ombre de l'ex-maire UMP Jean-Marie Rausch plane sur les municipales

Metz : l’ombre de l'ex-maire UMP Jean-Marie Rausch plane sur les municipales

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
DirectLCI
MUNICIPALES - L'ancien maire UMP avait été battu en 2008 à la suite de divisions à droite. Il ne se représentera pas aux élections de mars prochain mais reste une figure incontournable de la vie politique lorraine.

Tout le monde prédisait une sortie de pouvoir dévastatrice pour Jean-Marie Rausch, battu en 2008 par le socialiste Dominique Gros après avoir présidé pendant 37 ans à la destinée de la ville de Metz. Mais une fois de plus, l’ancien meunier a déjoué les pronostics. "A la publication des résultats lors des précédentes municipales, je suis rentré chez moi, j’ai pris un solide dîner et j’ai passé une très bonne nuit. Finalement cela été beaucoup plus facile que je ne l’appréhendais", confie-t-il. Il assure "avoir tourné la page dès la première minute ". Certains de ses anciens adjoints "ressentent un vide insurmontable". Pas lui.

Maire omnipotent, sénateur, président du conseil régional, ministre… il a été, et restera, un poids lourd de la vie politique Lorraine. Dominique Gros, maire socialiste sortant et Marie-Jo Zimmermann, candidate de la droite réunifiée, l’ont tous deux combattus. Il reste en bons termes avec le premier, qui l’a battu à la loyale. Les deux hommes se voient deux fois par an. Le maire invite son prédécesseur à déjeuner dans le bureau qui fut le sien. Jean-Marie Rausch habite à un jet de pierre de l’hôtel de ville. Mais la distance paraît longue compte de l’immense difficulté qu’il a aujourd’hui à marcher. "Nous échangeons de vieux souvenirs, parfois il me demande une analyse", confie-t-il.

"Trop vieux pour cela"

Mais l’homme de droite ne peut s’empêcher de rappeler qu’il a laissé une cagnotte de 63 millions d’euros dans les caisses de la ville. "Ils n’étaient pas obligés d’augmenter les impôts, estime-t-il. Même apaisé, il ne parvient pas à taire complètement sa rancœur vis-à-vis de Marie-Jo Zimmermann. "Quatre mois avant les élections, quand poissée par Jean-Louis Masson, elle a dit qu’elle irait jusqu’au bout, j’ai su qu’on allait perdre", se souvient-il. Ses rivaux d’autres fois n ’ont de cesse aujourd’hui de vanter sa gestion et sa rigueur. Lui s’éloigne à petits pas de la vie publique.

Pourtant, en janvier des tracts ont été distribués partout dans Metz annonçant une candidature Rausch en 2014. Metz a cru à ce qui n’était qu’une provocation d’artistes. "Je suis trop vieux pour cela", glisse l’intéressé.

Lire et commenter