Michèle Alliot-Marie candidate pour contrer la ligne "libérale" de François Fillon

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J'Y VAIS AUSSI - Michèle Alliot-Marie a officialisé jeudi soir sa candidature à la présidentielle 2017. Se revendiquant du gaullisme, elle compte se démarquer du projet économique de François Fillon en mettant l'accent sur l'importance de l'Etat.

On la savait sur les starting-blocks. La voici lancée. Jeudi soir, l'ancienne ministre et députée européenne Michèle Alliot-Marie, 70 ans, a officialisé sa candidature à l'élection présidentielle au moyen d'une vidéo postée sur YouTube et d'un entretien sur le site 20minutes.fr


Dans cet entretien, la candidate qui se revendique du gaullisme explique être "d'accord avec François Fillon", le candidat de la droite issu de la primaire, "sur les domaines régaliens", mais se démarque fortement de "ses choix libéraux, que certains qualifient d'ultralibéraux". 

On ne peut marginaliser l'Etat au nom d'une théorie libéraleMichèle Alliot-Marie

Réhabiliter l'Etat

C'est donc l'Etat que l'ancienne ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy veut réhabiliter à travers sa campagne. "C'est l'Etat qui permet à la France de préparer son avenir et lancer les investissements nécessaires pour les 5, 10, 15, 20 prochaines années", argumente-t-elle. "Beaucoup font l'impasse sur le rôle essentiel de l'Etat stratège", ajoute-t-elle. 


"MAM" prend soin de se démarquer également d'un autre candidat de la droite hors primaire, Henri Guaino, un autre "gaulliste", jugeant que "ce qui les sépare, c'est l'Europe" (lui est souverainiste). 

Les primaires, "pas dans l'esprit de nos institutions"

La candidate, qui s'était mise en retrait des Républicains en prévision de son aventure présidentielle, estime en outre que les primaires organisées à droite et à gauche "ne sont pas dans l'esprit de nos institutions" et que "le candidat issu d'un parti ne peut pas incarner l'unité nationale". 


Elle se défend toutefois d'affaiblir la droite avec sa candidature, affirmant se présenter "pour apporter quelque chose au débat et pour mon pays". Comme Henri Guaino, MAM doit désormais trouver 500 parrainages d'élus pour pouvoir poursuivre la course vers la présidentielle. 

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