Michèle Alliot-Marie : "Les primaires ne sont pas conformes à nos institutions"

DirectLCI
CANDIDATE LIBRE - Michèle Alliot-Marie, candidate à l'élection présidentielle, a expliqué ce lundi sur LCI pourquoi elle n'avait pas souhaité participer à la primaire de la droite. "Pour moi, les primaires ne sont pas conformes à nos institutions" a-t-elle déclaré. Elle estime que ces scrutins font trop souvent la part belle aux "querelles de personnes" et à la "démagogie".

Deux jours après l'annonce de sa candidature à l'élection présidentielle de 2017, Michèle Alliot-Marie a expliqué sur LCI pourquoi elle n'avait pas pris part à la primaire de la droite et du centre. "Pour moi, les primaires ne sont pas conformes à nos institutions" a déclaré l'ancienne présidente du RPR. "C'est certainement une belle réussite médiatique, un bel exercice de communication. Ca permet parfois d'évoquer un certain nombre d'idées, mais pas sufisamment. Ce qui intéresse les Français, c'est de savoir quelles solutions on apporte aux problèmes. Trop souvent, ils ont vu des querelles de personnes, ou alors trop de démagogie."

Candidate pour "une France unie, forte"

L'ancienne ministre des Affaires étrangères a aussi expliqué la raison de sa candidature. "Je crois dans mon pays, je n'accepte pas ce qui se passe aujourd'hui. Je n'accepte pas de voir la France diminuée sur le plan international. Je ne me résouds pas à voir une France divisée, pessimiste. Des fractures de plus en plus importantes divisent les Français. Dans la situation mondiale actuelle, nous avons besoin d'une France unie, forte."


Michèle Alliot-Marie, qui a glissé qu'elle avait obtenu la moitié des 500 parrainages nécessaires pour se présenter à l'élection, a aussi expliqué qu'elle ferait campagne avec peu de moyens. "Je n'ai pas l'argent, je n'ai pas l'appui d'un parti, pas de gros appuis financiers. Je n'ai pas l'intention de faire une campagne comme les autres. Dans une période où les Français ont des problèmes de pouvoir d'achat, c'est indécent de faire campagne avec de gros meetings." L'ex-ministre de l'Intérieur préfère le "contact direct" avec les Français. 


Elle s'opposera aussi à la "surenchère libérale" parfois prônée à droite, et pense que la France doit s'appuyer sur un "Etat fort" pour relancer son économie.

En vidéo

L'intégrale des explications de Michèle Alliot-Marie sur sa candidature à l'élection présidentielle

Sur le même sujet

Lire et commenter