Municipales 2014 : "Un avertissement très sévère", juge Royal

Municipales 2014 : "Un avertissement très sévère", juge Royal

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RÉACTIONS - Les socialistes accusent le coup au soir du second tour des élections municipales, qui a consacré une vague UMP et donné plusieurs victoires au FN. Florilège de réactions dépitées à gauches, réjouies à droite.

- Ségolène Royal :
"C'est un avertissement très sévère qu'il faut prendre très au sérieux", a analysé la présidente socialiste du conseil régional de Poitou-Charente.
"Il faut un changement de rythme, il faut que les résultats soient au rendez-vous", a-t-elle estimé sur France 2. "Vous savez, les défaites, soit ça assomme, soit ça réveille, disait Roosevelt, et bien j'espère que cette défaite-là va réveiller l'équipe au pouvoir", a poursuivi la candidate malheureuse à la présidentielle en 2007.

- Jean-Marc Ayrault :
Le chef du gouvernement a déclaré que la responsabilité des mauvais résultats de la gauche était "collective" et qu'il y prenait "toute sa part". "Je pense que nous n'avons pas assez expliqué que l'action de redressement engagée depuis 2012 était essentielle pour notre pays", a-t-il développé depuis Matignon, ajoutant "que la situation de nos finances publiques, de nos entreprises, et notamment de notre industrie, était particulièrement dégradée et exigeait beaucoup d'efforts sous peine de voir la politique de la France dictée par les marchés financiers".

- Jean-François Copé :
Les premiers résultats montrent une "vague bleue", s'est réjoui le président de l'UMP. "Il est clair que l'UMP va remporter plus de la moitié des villes de plus de 9.000 habitants" et ainsi "le premier parti de France, c'est l'UMP", a-t-il ajouter. Avant de répéter que François Hollande doit "absolument changer de politique".

- Najat Vallaud-Belkacem, :
Les résultats sont "indéniablement mauvais pour la gauche", a reconnu la porte-parole du gouvernement. "Nous entendons le message qui a été passé par les électeurs, nous l'entendons, au premier tour et ce soir", a-t-elle assuré, ajoutant qu'"il nous faut renouer le dialogue" avec les Français.

- Harlem Désir :
"Les Français attendent de nous que nous mettions en oeuvre avec beaucoup plus d'efficacité, beaucoup plus de rapidité, beaucoup plus de cohérence peut-être aussi (...) les choix qui ont été les nôtres", a analysé le premier secrétaire du PS.

- Marine Le Pen :
"Nous passons clairement à une nouvelle étape", avec "dix villes remportées par le FN" et "1200 à 1300 conseillers municipaux élus", s'est félicitée la présidente du Front national. "Il faut désormais compter avec une troisième grande force politique dans notre pays", a-t-elle ajouté. "Le FN va arriver en tête" des élections européennes, veut croire Marine Le Pen, qui a promis de "graves désillusions à nouveau pour l'UMP" et pour le gouvernement.

- François Rebsamen :
C'est un "jour de tristesse pour tous les socialistes", a réagi le président du groupe socialiste au Sénat, réélu maire de Dijon. "Je pense à la gauche. Ce soir, les Français lui ont adressé un sévère avertissement".

- Emmanuelle Cosse :
"C'est indéniable qu'il y a un reflux à gauche et que les électeurs de gauche ne se sont pas déplacés", a reconnu la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts. Qui en tire une leçon : "Aujourd'hui, il faut aller plus vers du social et plus d'écologie".

- Pierre Laurent :
"La situation est grave, il faut évidemment un changement de cap gouvernemental important et il faut un débat sur les solutions", a alerté le numéro un du PCF.

- François Bayrou :

En tant qu'élus locaux, "nous sommes d'une certaine manière ceux qui ont la charge de répondre au plus près du terrain à une crise qui dépasse nos villes", a relevé le président du MoDem, élu maire de Pau.

- Rama Yade:

C'est d'abord "un vote sanction d'un peuple de gauche désespéré", a analysé la vice-présidente de l'UDI, et moins un "vote d'adhésion aux autres forces politiques qui, je le concède, doivent encore travailler".

- Jean-Luc Mélenchon :
"La politique de François Hollande, son virage à droite, son alliance préférentielle avec le Medef, sa soumission aux politiques d'austérités européennes ont produit un désastre", a asséné le coprésident du Parti de gauche.

- Alain Juppé :
"Je constate d'abord qu'il n'y a pas de vague bleu marine" du FN, mais "de beaux éléments de succès pour l'UMP" et un "très fort recul, une gifle pour les candidats qui soutiennent le gouvernement", a souligné celui qui a été réélu maire (UMP) de Bordeaux.

- Laurent Wauquiez :
"Ce serait une profonde erreur de notre part de croire que ce soit pour autant un chèque en blanc pour la droite et de se livrer à tout forte de triomphalisme", a mis en garde le vice-président de l'UMP.

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