Municipales à Bordeaux : les candidats au chevet des "bouchons"

Municipales à Bordeaux : les candidats au chevet des "bouchons"

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TRANSPORTS - Ces dernières années, les élus locaux n’ont pas su s’entendre pour développer les grandes infrastructures susceptibles de décongestionner le trafic de la rocade.

"Les problèmes de circulation à Bordeaux sont un frein à de nouvelles implantations d’entreprises", ne cesse d’alerter Laurent Courbu, le président de la chambre régionale de commerce et d’industrie. La capitale de l’Aquitaine figure en troisième position au hit-parade des agglomérations françaises les plus embouteillées du classement établi par Tom Tom en octobre 2012. Cela pourrait être d’autant plus problématique que d’ici 2030, la population de l’agglomération bordelaise doit passer de 750 000 habitants à 1 million…

Or, jusque-là, à l’image du projet de liaison rapide entre l’aéroport de Mérignac et le centre de Bordeaux, les élus locaux sont incapables de se mettre d’accord… depuis une décennie. Pendant la campagne, le dossier s’est accéléré. Le président de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), Vincent Feltesse, propose de prolonger la ligne A du tramway bordelais jusqu’à l’aéroport. Un investissement de 105 millions d’euros.

Une liaison rapide entre l’aéroport et Bordeaux en 2018

Autre possibilité, mettre en place un bus à haut niveau de service pour un coût de 52 millions d’euros. Ou encore, créer temporairement une ligne de Bluetram, un tramway électrique sur des pneus développés par Bolloré, qui a proposé de la financer. Une chose est sûre, rien ne verra le jour avant 2018.

Mais, l’échec le plus symbolique, c’est celui du "grand contournement routier" (de Bordeaux depuis Saint-André-de-Cubzac jusqu'à l'embranchement de l'autoroute A63 Bordeaux-Bayonne). En 2004, le dossier était quasiment bouclé, avec une mise en service prévue en 2012. Mais, la volte-face du maire de Bordeaux, Alain Juppé, et la montée des valeurs écologistes ont tout remis en cause.

Vers une hiérarchisation de la circulation ?

Problème, aujourd’hui, ni le tramway, ni les stations de véhicules électriques en autopartage Bluecub installées le 10 janvier, ni le nouveau pont Jacques Chaban-Delmas inauguré en mars 2013, n’ont réussi à fluidifier le trafic.

Selon les experts, la seule solution "efficace" serait la mise à deux fois trois voies de toute la rocade bordelaise. La CUB s’y attelle, mais ce coûteux chantier ne sera pas terminé avant 2020. Autre idée complémentaire, proposée en décembre 2011 lors du Grenelle des mobilités : hiérarchiser la circulation et privilégier les entreprises, tout en développant le télétravail. Ce serait une vraie révolution, mais, pour l’heure, rien n’a avancé sur le sujet. En attendant, les Bordelais vont devoir prendre leur mal en patience.

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