Municipales à Cannes : les soutiens font le match !

Municipales à Cannes : les soutiens font le match !

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ELECTION - La rivalité entre les candidats David Lisnard et Philippe Tabarot passe aussi par la publicité autour des personnalités qui les soutiennent. Un match qui se joue aussi sur le terrain puisque les footballeurs Luis Fernandez, Bruno Bellone, Mickaël Madar et Julien Escudé ont choisi leur camp.

Pour remporter une élection, il faut montrer ses muscles… et ceux de ses appuis. Les frères ennemis de l’UMP, David Lisnard et Philippe Tabarot, affichent ostensiblement depuis le début de la campagne les personnalités qui les soutiennent. Et la concurrence fait rage entre ces candidats qui égrainent sur leurs sites Internet, sur les réseaux sociaux ou en conférence de presse les noms des plus connus qui déclarent leur flamme sans ambages. Parmi les médecins, associatifs, notables ou citoyens plus ou moins lambda, d’anciennes gloires du football, passées par l’AS Cannes notamment, pointent leur nez.

Philippe Tabarot revendique le soutien de Bruno Bellone (buteur en finale de l’euro 1984) mais aussi du très médiatique Luis Fernandez. Ce dernier, filmé sans doute dans les locaux de RMC où il officie depuis des années, va droit au but . "2014 c’est l’année de la coupe du monde à Cannes, ose l’ancien international, je te souhaite la victoire en finale". David Lisnard a lui aussi ses défenseurs, ex-footballeur cannois également : Mickael Madar (remplaçant à l’euro 96 et ancien joueur du PSG) et Julien Escudé toujours en activité au Besiktas d’Istanbul. "Par mon métier, j’ai l’occasion de visiter de nombreuses villes d’Europe et du monde. Cannes est unique, magique, féérique" s’enthousiasme ce dernier dans un communiqué diffusé par le candidat.

Pas de torture

Le match des soutiens, qui ne se limite pas aux seuls footballeurs, se joue aussi sur la richesse de l’effectif revendiqué par les deux camps. David Lisnard a créé un véritable comité de soutien et revendique à ce jour 2.500 personnes ayant pris fait et cause pour lui. Son adversaire, Philippe Tabarot, n’a pas souhaité faire de comité de soutien officiel "ni tenir de comptabilité". "Mais en termes de nombre, j’ai prouvé lors de mes vœux que beaucoup de monde me soutenait" lance-t-il.

Pour "recruter", les deux candidats assurent ne pas aller chercher ces soutiens qui "viennent spontanément". "Je ne torture personne" ironise Philippe Tabarot. "Ça prouve aussi, que contrairement à ce que l’on répète, il y a un intérêt civique des citoyens à condition de leur parler des véritables enjeux de l’élection", explique David Lisnard. L’un comme l’autre estime officiellement que ces personnalités ne changeront pas le résultat de l’élection. Mais en privé, ils ne rechignent pas sur l’effet d’entraînement que tel ou tel soutien pourrait leur amener auprès des électeurs hésitants. Surtout dans un scrutin qui s’annonce très serré.

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