Municipales à Metz: Marie-Jo Zimmermann voit large à droite

Municipales à Metz: Marie-Jo Zimmermann voit large à droite

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MUNICIPALES - La candidate UMP-UDI Marie-Jo Zimmermann a réussi à rassembler la droite messine autour d'elle. Tout en gardant ses distances avec l'intriguant Jean-Louis Masson.

Marie-Jo Zimmermann candidate UMP-UDI à la mairie de Metz a martelé son message à ses colistiers et son équipe de campagne ! "Du terrain, du terrain, du terrain… De la rencontre, de la rencontre, de la rencontre".

A 62 ans, l’ancien professeur d‘histoire-géographie, adhérente au RPR dès 1981, élue et réélue députée sans discontinuer depuis 1998 et entrée au conseil municipal de Metz en 1989, cultive avec naturel le contact direct, en toute simplicité, les yeux dans les yeux avec ses concitoyens.

Union à droite... mais pas sans heurts

Elle a fait du porte-à-porte sa principale stratégie de campagne. Marie-Jo Zimmermann incarne la voisine sympathique, la copine fiable et disponible, l’élue qui a su rester simple, la femme qui concilie vie privée et vie publique, tout en se muant en porte-drapeau de la cause des femmes et de la parité ; loi qu’elle a portée à l’Assemblée nationale.

Forte d’un ancrage local sans faille, Marie-Jo Zimmermann a, de plus, réussi la performance de réunir la droite messine, Front national excepté. C’est en soi un exploit tant les divisions ont marqué l’histoire politique de la ville et tant les haines étaient vives entre celles et ceux, qui se sont rêvés en successeur de Jean-Marie Rausch, qui a dirigé la ville pendant 37 ans.

Ce dernier estime encore aujourd’hui que sa défaite en 2008 a été provoquée par Marie-Jo Zimmermann qui s’est maintenue coûte que coûte au deuxième tour. L’ancien maire de Metz même détaché de la vie politique est encore plein de rancœur. Il a d’ailleurs fait savoir à un journaliste du Point qu’il ne voterait pas pour elle.

Campagne axée sur la fiscalité et l'insécurité

"Je considère impossible que cette femme si intelligente soit-elle, puisse convenablement gérer une ville dotée d’un budget de plus de 200 millions d’euros après une carrière d’enseignante", a-t-il déclaré. Marie-Jo Zimmermann ne s’attendait probablement pas à autre chose de celui qu’elle a combattu avec persévérance.

Elle a, par ailleurs, mobilisé son autorité pour maintenir la cohésion de ses troupes avec des centristes pas tous séduits par un positionnement marqué à droite. Celui-ci est conforté par la présence dans l’ombre de Jean-Louis Masson, sénateur divers droite et indissociable compagnon de route. "C’est un ami, pas un mentor", se défend Marie-Jo Zimmermann qui axe sa campagne sur la fiscalité, l’insécurité et déclin des commerces du centre-ville.

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