Municipales à Nantes : comment les "petits" candidats se font connaître

Municipales à Nantes : comment les "petits" candidats se font connaître

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
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POLITIQUE – Pendant que les "grands" partis organisent de vastes opérations de communication, les "petits" candidats doivent miser sur d’autres recettes pour porter leurs idées dans l’espace public.

Les idées, ils les ont. Reste à les faire connaître. Dans la bataille des municipales, les "petits candidats" n’alignent pas les mêmes ressources que le PS, l’UMP avec leurs locaux en plein centre-ville, leurs directeurs de campagne, leur forte présence sur les réseaux sociaux…

"Nous n'avons pas les mêmes moyens", reconnaît François Préneau, retraité chargé de la communication de Guy Croupy, candidat du Front de gauche. Pendant que les grands partis organisent de vastes opérations de communication – comme la Grande boucle de la socialiste Johanna Rolland, qui a réuni ce week-end 200 militants à vélo -, les équipes du Front de gauche, arpentent les marchés : "On tire beaucoup moins de prospectus. Nous préfèrons les donner de la main à la main. On privilégie ainsi le contact et la présence dans les quartiers."

Bataille médiatique

Difficile aussi d'exister sur le terrain médiatique. La plupart des débats sont organisés avec les seuls candidats UMP, PS, FN et EELV. Exaspéré, Guy Croupy a saisi le CSA en janvier, contre Télénantes, qui ne l’avait pas invité en plateau lors d’une émission sur les municipales. De la même manière, Sophie Van Goethem (Droite), déplore son "absence dans les médias", et rappelle sa légitimité : "Je suis élue d’opposition depuis 6 ans, j’ai mis en ballottage Johanna Rolland, la candidate PS de Jean-Marc Ayrault invitée sur tous les plateaux, aux dernières cantonales en 2008." Selon elle, "ne dépendre d’aucun parti, afficher des valeurs de droite, être de la société civile sont des freins à la liberté d’expression."

Pour se faire entendre, certains petits candidats ont fait preuve d'originalité. Xavier Bruckert, qui s’est déclaré tardivement pour le Modem, n'a pas hésité à lancer un appel pour recruter ses colistiers sur Twitter. Le chef d’entreprise Pierre Gobet a lui fait éditer 45 000 cartes postales aux slogans ravageurs comme "Madame Garnier, UMP, quel est votre métier à part professionnelle de la politique?" Avec le risque, peut-être, de perdre en crédibilité, pour faire la différence parmi la douzaine de listes qui pourraient être déposées à Nantes.
 

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