Municipales à Strasbourg: touche pas à mon Parlement

Municipales à Strasbourg: touche pas à mon Parlement

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MUNICIPALES - Strasbourg se bat pour conserver le siège du Parlement européen au profit de Bruxelles. Un enjeux omniprésent dans la campagne des municipales

Et si la capitale alsacienne perdait le siège du Parlement européen au profit de Bruxelles ? La question est omniprésente dans la campagne des municipales tant l’enjeu est vital et tant le lobby anti Strasbourg est vivace notamment chez les eurodéputés britanniques libéraux qui réclament des économies à corps et à cris. Alors que les pro-Bruxelles redonnent de la voix, la résistance s’organise.

Roland Ries maire socialiste sortant a mis en place deux structures chargées de défendre le statut européen de la ville , l’une associative et l’autre politique, confiée à Catherine Trautmann, actuelle eurodéputée et ancienne mairesse de Strasbourg. Pierre Loeb, président de l’association européenne des jeunes entrepreneurs auteur d’un rapport circonstancié sur les forces et faiblesses de Strasbourg a interpelé tous les candidats susceptibles de dépasser la barre des 8% des suffrages au premier tour. Le rapport balaie l’argument du coût du Parlement de Strasbourg jugé anecdotique mais pointe notamment les problèmes d’accessibilité, grief récurrent.

"Une mission pour l'Histoire"

Roland Ries envisage un développement de l’aéroport de Strasbourg, solution que l’écologiste Alain Jund et le centriste François Loos jugent inutiles et défendent une amélioration des liaisons avec l’aéroport de Francfort. Fabienne Keller, candidate UMP , veut réactiver le projet de TGV Rhin-Rhône. Jean-Luc Schaffhauser tête de la liste adoubée par le Front national émet l’idée d’une liaison privée avion-taxi à disposition des eurodéputés lors des douze sessions plénières de l’année.

A la question de savoir s’il faut d’ores et déjà envisager un plan B dans l’hypothèse d’un déménagement du parlement, tous les candidats, à une exception près, opposent un refus véhément. "Ce serait un leurre", proteste Roland Ries. "Ce n’est pas possible, Strasbourg s’est vu confier une mission pour l’Histoire", lance Fabienne Keller avec emphase. Seul François Loos, candidat UDI, est plus nuancé : "On peut tout envisager, mais mon parti pris est de travailler d’abord sur de nouvelles demandes pour peser dans la négociation".

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