Municipales à Toulon : le cri d'alarme des habitants des quartiers

Municipales à Toulon : le cri d'alarme des habitants des quartiers

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
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MUNICIPALES – A l’occasion des élections municipales, coup de projecteur sur les quartiers de Toulon. Même si la mairie UMP d’Hubert Falco n’est pas inactive dans les zones défavorisées de la ville, son action est insuffisante aux vues du collectif Quartiers libres. Échange de points de vue.

"Nous ne voulons pas être des assistés, nous voulons être des acteurs", avance Sofiane, président de l’association Pontcarral uni et membre du collectif Quartiers libres. Ce dernier, créé il y a huit mois par des citoyens et des acteurs investis dans des structures locales de quartier, compte peser lors des élections municipales sur la politique menée dans les zones défavorisées de la ville.

L’équipe d’ Hubert Falco affirme pourtant être présente dans les quartiers populaires. Selon le site de campagne du vice-président de l’UMP, elle travaille à "favoriser l’égalité des chances entre tous les habitants". La mairie accompagne les Centres sociaux qui "représentent au total 30 lieux d’intervention et travaillent sur des actions socio-éducatives en direction du public jeune et adulte", une Mission locale qui "informe et aide les 16-25 ans sortis du système scolaire" et un centre communal d’action sociale qui "participe au maintien à domicile pour les personnes âgées". "Nous octroyons chaque année un million d’euros de subvention aux associations locales. Cette année, elle était d’un million soixante-cinq mille euros", soutient Hélène Audibert, adjointe au maire chargée de la politique de la ville.

"Les citoyens ne sont pas assez concertés"

Des actions insuffisantes, selon le collectif Quartiers libres, qui estime que la situation va de mal en pis : "bientôt, nous aurons les mêmes histoires qu’à Marseille. Aujourd’hui, il faut encadrer les gamins à partie de 12 ou 13 ans, il n’y a pas assez d’éducateurs dans les écoles et les collèges, avance Sofiane. La situation sociale s’est détériorée, nos petits frères ont moins de chance que nous de s’en sortir".

Ce dernier estime que le taux de chômage dans certaines citées avoisine les 30 %, pour une moyenne de 15,62 % à Toulon. Si Quartiers libres ne nient pas le travail des Centres sociaux, il affirme que l’ensemble de l’action sociale est cornaqué par la mairie."Les citoyens ne sont pas assez concertés, poursuit Sofiane. Il faut davantage prendre en compte la population, concerter les habitants".

"Il existe des Conseils de maison qui participent à la gestion des Centres sociaux, et où siègent des citoyens", rétorque Hélène Audibert, pour qui ce collectif est constitué "d’agitateurs à la recherche de subventions". Une assertion que Sofiane réfute : "j’agis car je ne veux pas que mes neveux se fassent tirer dessus , ou qu’ils vendent des barrettes parce qu’ils n’ont pas trouvé de boulot".
 

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