Municipales à Vénissieux : la liste nationaliste finalement validée au second tour

Municipales à Vénissieux : la liste nationaliste finalement validée au second tour

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POLITIQUE – La liste "Vénissieux fait front", menée par Alexandre Gabriac et Yvan Benedetti, a été validée ce lundi par la préfecture. Pourtant, une vingtaine de colistiers ont formellement déclaré avoir été inscrits contre leur gré. La liste a obtenu 11,49% des voix dimanche lors du premier tour.Explications.

Leur liste sera bel et bien soumise au vote des électeurs dimanche prochain. "Vénissieux fait front", la liste nationaliste emmenée par Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac, a finalement été validée en préfecture ce lundi en vue du second tour après avoir obtenu 11,49 % des voix lors de la première manche. Mais que l’enregistrement fut compliqué. Lors du premier tour, les choses avaient déjà été difficiles puisque malgré des présomptions fortes, la préfecture n'avait pas pu établir le fait que plusieurs colistiers présents sur la liste l'étaient contre leur volonté. Marine Le Pen, présidente du Front National, avait même expressément demandé l'annulation de la liste , évoquant "un acte de parasitisme" de la part de Gabriac et Benedetti, deux anciens membres exclus du FN.

A la suite du dépôt de cette liste, Jean-François Carenco, préfet du Rhône, avait saisi le Procureur de la République pour tenter de faire la lumière sur cette affaire. "Après une enquête confiée par le Procureur aux services de police (sûreté départementale), ce dernier a considéré que, si le délit pénal n'était pas constitué, les faits étaient néanmoins établis : parmi les 49 personnes inscrites sur la liste, 19 ont déclaré n'avoir eu, en aucun cas, l'intention d'être candidates aux élections municipales", indique la préfecture ce lundi.

Une histoire de jurisprudence

Une "situation choquante" estime le préfet. Néanmoins, après des consultations juridiques approfondies et analyse de la jurisprudence du Conseil d’Etat (contentieux - "élections municipales de Noisy-le-Sec" du 18 octobre 2002), il apparaît qu’un refus du préfet d'enregistrer une liste validée au premier tour, même irrégulièrement, et ayant obtenu un nombre significatif de suffrages, présente un risque d'annulation du scrutin.

"C'est donc pour ne pas encourir ce risque au regard de la jurisprudence constante du Conseil d’Etat que la liste de M. Benedetti n'a pas fait l'objet d'un refus d'enregistrement", justifie la préfecture, qui condamne toutefois "fermement" de telles pratiques, lesquelles "appelleront des réponses appropriées après analyse des résultats des élections."
 

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