Municipales : comment le FN cherche à s’ancrer dans l’Ouest

Municipales : comment le FN cherche à s’ancrer dans l’Ouest

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POLITIQUE– Le parti de Marine Le Pen présente une trentaine de listes dans tout l’Ouest de la France dont 15 pour les Pays de Loire. Si c’est dans le Var que les candidats frontistes sont le plus présent, le parti aligne cependant beaucoup plus de listes qu’en 2008, sur ces terres traditionnellement ancrées à gauche.

Christian Bouchet, candidat FN à Nantes le dit tout net :  "Je suis étonné de la sympathie qu’on suscite sur les marchés." Ce professeur d’économie, Angevin d’origine, a annoncé fin 2013 la présence d’une liste Nantes Bleu marine , dans la Cité des ducs. Un renouveau, puisque le parti n’avait pas aligné de candidats aux élections de 2008. Un cas qui illustre une  volonté de s’implanter durablement dans l’Ouest , en y déployant le maximum de candidats.

Au total, une  trentaine de listes ont été constituées, dont neuf en Bretagne (Rennes, Saint-Malo, Fougères, Brest, Quimper, Morlaix, Saint-Brieuc, Vannes et Lorient) et 15 dans les Pays de la Loire (Nantes, Saint-Nazaire, La Baule, Paimbœuf, Sautron, La Roche-sur-Yon, Les Sables-d'Olonne, Angles, Talmont-Saint-Hilaire, Le Mans, Savigné-l'Évêque, Angers, Saumur, Montjean-sur-Loire, Laval). C’est moins que l’objectif annoncé par Marine Le Pen fin 2013 - beaucoup de candidats annoncés n’ont en effet pas réussi à trouver suffisamment de colistiers.

"On vote avant tout pour Marine Le Pen"

C’est néanmoins bien plus qu’en 2008, dans cette terre ancrée à gauche. En février dernier, Marine Le Pen a ainsi rappelé que dans les Pays-de-la-Loire, le FN "partait de rien". Partout, l’objectif est clair : entrer au conseil municipal. "Contrairement à d’autres à Nantes, je ne me suis jamais ridiculisé en annonçant que j’allais être élu maire", témoigne ainsi Christian Bouchet. "Nous voulons passer la barre des 10 %, pour installer notre opposition à la mairie et faire entendre notre voix." Comme le candidat de Saint-Nazaire Jean-Claude Blanchard, il croit en ses chances, malgré le - seul - sondage TNS Sofres qui lui accorde 8 % : "Beaucoup d’électeurs n’osent pas encore dire qu’ils vont voter FN. Ce vote est toujours sous-estimé."

A Rennes, où le parti de Marine Le Pen n’était pas non plus présent en 2008, Gérard de Mellon espère lui aussi se maintenir au 2e tour, face à une nouvelle tête de liste PS Nathalie Appéré et au candidat de droite Bruno Chavanat. "Depuis 2012, les choses ont changé. Il y a une forte poussée en faveur de notre mouvement", affirme le candidat frontiste. Par ailleurs, selon Christian Bouchet qui est originaire d'Angers, les électeurs ne tiennent pas tant compte du candidat. "L’électorat qui vote FN vote pour Marine Le Pen. Il faut quand même être en lien avec le réel. Mais il se fiche que le candidat ne soit pas de Nantes."
 

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