Municipales - Le candidat du jour : Eric Besson a changé d'avis, il veut rester maire de Donzère

Municipales - Le candidat du jour : Eric Besson a changé d'avis, il veut rester maire de Donzère

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MUNICIPALES – Eric Besson avait annoncé il y a trois mois que par manque de temps, il ne se représenterait pas à Donzère, la ville de la Drôme qu'il dirige depuis 1995. L'ex-ministre de Nicolas Sarkozy assure finalement lundi qu'il a "réorganisé" son travail et qu'il briguera bien un nouveau mandat.

Non, il n'a pas pas définitivement dit adieu à la vie politique. Eric Besson avait officiellement annoncé en septembre qu'il renonçait à son dernier mandat , la mairie de Donzère. Machine arrière lundi. Il fera bien campagne pour être réélu aux municipales de mars dans cette ville drômoise d'un peu plus de 5.000 habitants, qu'il dirige depuis 1995. Le successeur qu'il s'était choisi, André Ferrandis, l'a en effet "informé il quelques jours de sa décision, pour des raisons de santé, de ne plus être candidat", explique-t-il dans un communiqué. "Il m'a demandé de reprendre la tête de liste de l'équipe actuellement en formation".

Je serai "plus disponible"

L'ancien socialiste, désormais maire sans étiquette, ne devrait avoir aucun mal à garder son fauteuil. Il y a six ans, ses électeurs ne lui avaient pas fait payer son passage fracassant chez Nicolas Sarkozy en pleine campagne présidentielle de 2007 : celui dont François Hollande a brocardé le "destin de traître" avait été réélu haut la main dès le premier tour, avec près de 70% des voix.

Mais pour cette quatrième campagne, Eric Besson va devoir convaincre ses administrés qu'il pourra leur consacrer du temps. "J'ai réorganisé mon travail et la société de conseil que je dirige pour me rendre plus disponible", assure-t-il lundi. Il y a trois mois, c'était en effet par son agenda surchargé que l'ex-ministre de l'Industrie, qui a plusieurs fois exprimé le souhait de diriger un club de football, avait motivé son retrait de la vie municipale : l'entreprise de consulting qui porte son nom, créée juste après la défaite de l'UMP en 2012, l'oblige à s'absenter "une dizaine de jours par mois en moyenne" pour des séjours à l'étranger. On verra si les Donzérois veulent d'un maire globe-trotter.

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