Municipales : le débat NKM-Hidalgo vu par les militants

Municipales : le débat NKM-Hidalgo vu par les militants

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
DirectLCI
MUNICIPALES 2014 - Les soutiens d'Anne Hidalgo (PS) et de Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) ont assisté mercredi soir au débat organisé sur i>Télé depuis leurs sièges de campagne. Ambiance.

Ça tweete studieux chez NKM

Personne n’a touché au buffet. Dans le QG de NKM, rue de la Lune (2e), l'ambiance est studieuse pour la retransmission du débat entre les deux prétendantes à la mairie de Paris . Il n’y a pas assez de chaises pour tout le monde, et certains militants tordent le cou pour apercevoir un bout d’écran. Les yeux sont à la fois rivés sur la retransmission… Et sur les smartphones. Car l’objectif de la soirée est aussi là : relayer le débat - et la parole de NKM - sur les réseaux sociaux. Deux minutes avant le début du débat, Laura Polet, la chef du pôle Web, demande à tout le monde : “allez voter pour Nathalie sur le site de i>Télé !”

Assise au troisième rang, Brigitte Kuster a chaussé ses lunettes. La maire du 17e, élue dimanche au premier tour, pianote sur sa tablette. "Mauvaise foi d'Anne Hidalgo sur tous les sujets…”. Elle hésite et relève la tête. "C'est pas évident de tweeter et de regarder le débat à la fois", avoue-t-elle. Dans le fond de la salle, trois personnes, armées d’ordinateurs, sont chargées de tweeter pour le compte @nkm_paris.

"Chacun s'occupe d'un domaine : le discours, les fact-checking, les contre-vérités”, détaille Laura Polet (la responsable du pôle Web). Les autres tweetent depuis leur compte personnel. “Je mets mes impressions, les messages qui semblent importants à mes yeux, explique Akim (@akimlaacher). Je trouve NKM bien plus sereine”. Sur le fond, le débat surprend peu. Les candidates répètent chacune les arguments qu’elles ont affuté tout au long de leur campagne. Au beau milieu de la projection, la connexion s'interrompt. La phrase de NKM est laissée en suspens : "Paris est réservée aux classes soit plus aisées…" "Soit plus aidées !" finit la salle en chœur. S’ils n'avaient pas besoin d'être convaincus, force est de constater qu’avant le second tour les militants ont bien appris leur leçon.

Chez Hidalgo : "une maîtrise totale des sujets", NKM "aux abois"

Au QG de la socialiste Anne Hidalgo, plusieurs dizaines de militants étaient réunis mercredi autour d'un écran, pianotant nerveusement sur les smartphones tout en poussant quelques hourras lors des sorties les plus musclées de leur candidate. "Le débat était difficile à suivre, commente Audrey. Les grandes thématiques ont été abordées en une heure, mais les animateurs ont trop laissé faire." Pour l'élu PS Mao Péninou, "l'invective permanente de NKM n'a pas permis de faire ressortir les sujets de fond". Est-ce bien grave ? "Un débat de ce genre, ça n'a rien de décisif, estime l'adjoint de Bertrand Delanoë, mais ça donne une note d'ambiance de fin de campagne. En fait, il a bien résumé la campagne."

Thierry Coudert, élu UMP rallié à Anne Hidalgo, veut voir à travers ce débat "une différence nette de niveau" entre la candidate PS et sa rivale, "nerveuse" et "dans le mensonge". "C'est un peu dense, mais ce n'est pas en une heure qu'on peut traiter tous ces thèmes", conclut le conseiller de Paris. Virgil, sympathisant, synthétise ainsi le duel télévisé : "c'était un peu inaudible, mais beaucoup moins lisse que lors du premier débat. J'ai suivi Anne Hidalgo depuis deux ans lors de ses interventions médiatiques. Elle a beaucoup progressé, elle sait couper la parole. Elle commence à porter son habit de maire. D'un autre côté, ce débat est très clivant. Je ne pense pas qu'il permettra de convaincre qui que ce soit. Il sert surtout à remobiliser l'électorat."

Plus d'articles

Lire et commenter