Municipales : les enjeux du premier tour à Toulouse

Municipales : les enjeux du premier tour à Toulouse

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MUNICIPALES – Trois jours avant le premier tour, la campagne municipale à Toulouse entre dans sa dernière ligne droite. Décryptage de la situation dans la Ville rose en trois points avec l'analyse de Laurent Dubois, politologue à France 3 Midi-Pyrénées.

L'abstention va compter

Annoncée comme importante, 50 % des électeurs ont seulement prévu d'aller voter dimanche selon certaines études d'opinion, l'abstention est sans doute la donnée la plus difficile à mesurer. "Lors des sondages, les personnes qui ne souhaitent pas voter aux municipales ont tendance à se cacher", explique Laurent Dubois politologue à France 3 Midi-Pyrénées. Comme s'il n'était pas "populaire" de se déclarer abstentionniste au moment de choisir son maire. Le calendrier électoral, à la sortie des vacances scolaires, est également défavorable pour mobiliser les votants. Pour Laurent Dubois, "la campagne a été plutôt monotone et a connu un démarrage très tardif à Toulouse, elle va se dérouler essentiellement entre les deux tours".

Le Front national à la traîne

Dans les scrutins locaux, le FN à Toulouse n'a jamais vraiment tiré son épingle du jeu : les municipales 2014 pourraient confirmer cette tendance. Les derniers sondages publiés cette semaine créditaient Serge Laroze de 7 % (RTL - Nouvel Observateur) et 9 % (Sud Radio - Paris Match) des intentions de vote : insuffisant pour se maintenir au second tour dans une éventuelles triangulaire, même si l'étude d'opinion pour Sud Radio et Paris Match rapproche le candidat frontiste de la barre des 10 %. Le FN peut-il quand même jouer les arbitres? "Un Front national fort affaiblit l'UMP et limite la dispersion des voix de gauche. Un score bas du Front national peut constituer un handicap pour Pierre Cohen ", analyse Laurent Dubois.

Le contexte de la politique nationale

Les balbutiements et les hésitations de la politique gouvernementale, les scandales politiques à droite : le contexte national pourrait avoir des conséquences sur le scrutin local pour les candidats de gauche ou de droite! "Même si Toulouse vote traditionnellement à gauche, un basculement est possible qui se jouera dans un mouchoir de poche", observe encore Laurent Dubois.
 

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