Nantes : L'UMP Laurence Garnier dénonce le "soutien de Matignon" à Johanna Rolland

Nantes : L'UMP Laurence Garnier dénonce le "soutien de Matignon" à Johanna Rolland

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POLEMIQUE – La candidate UMP à la mairie de Nantes a alerté la Commission nationale de comptes de campagnes, après la venue à Nantes le week-end dernier de Jean-Marc Ayrault. Pour elle, le déplacement entrait dans un cadre électoral.

Qui va payer la facture du déplacement à Nantes de Jean-Marc Ayrault ? C’est la question que pose l’UMP Laurence Garnier, ce mercredi. Dans un communiqué, la candidate aux municipales annonce en effet avoir saison la Commission nationale de compte de campagnes et des financements politiques. La raison ? La venue, vendredi dernier, du Premier ministre à Saint-Herblain, pour l'inauguration du Sillon de Bretagne . L’ancien maire de Nantes était également samedi à la Folle journée, accompagné de son épouse et rejoint par… Johanna Rolland, candidate socialiste dans la cité des ducs. Il avait notamment déclaré que la jeune femme était "une chance pour les Nantais".

Et c’est là que le bât blesse, pour l’UMP. "Initialement présenté comme un retour aux sources du Premier ministre, ce déplacement a généré une déferlante d’articles dans la presse nationale actant uniquement le passage de témoin à Johanna Rolland", estime Laurence Garnier. "On ne peut que s’interroger sur une opération qui a semble-t-il été finement orchestrée par le service de presse de Matignon et qui a mobilisé les moyens de l’Etat à Nantes". Elle rappelle que "la jurisprudence récente montre qu’il convient de bien distinguer les déplacements à vocation officielle de ceux à visée militante."

"Ayrault veut que le nouveau maire soit désigné par lui"

Laurence Garnier demande ainsi à la Commission "que toute la lumière soit faite sur ce déplacement dont les observateurs ont remarqué qu’il avait pour objet un soutien direct à la candidate socialiste choisi par l’ancien maire de Nantes Jean Marc Ayrault". Elle note enfin, "une fois de plus la cohérence de l’action de Jean Marc Ayrault qui fait tout pour que le nouveau maire soit désigné non pas par les électeurs mais par lui."

Coïncidence ? Ce mercredi matin, l’UMP Jean-Claude Gaudin, qui se représente à Marseille, a accusé "tout l'appareil de l'Etat" d’être "mobilisé en faveur du candidat socialiste gouvernemental", Patrick Mennucci : "Ce qui est scandaleux, c'est l'attitude du président de la République, ce président qui devait être exemplaire", a-t-il déclaré sur LCI. "Il se mêle lui-même de la constitution de la liste pour sauver le soldat Mennucci. Ça n'est pas dans la déontologie républicaine et ça commence à exaspérer les Marseillais".

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