Nice : Christian Estrosi se met à table pour ses fans Facebook

Nice : Christian Estrosi se met à table pour ses fans Facebook

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POLITIQUE – Entre annonces, confidences et imitations, le maire de Nice candidat à sa succession a régalé ses invités de mardi midi.

Entre deux bouchées de foie de veau cuit "à point", le maire-candidat à l’agenda surchargé a consacré ce mardi plus de deux heures à dix "fans" de sa page Facebook, qui en compte 30 000 depuis peu. Un casting aux petits-oignons pour Christian Estrosi qui a invité ces Niçois à déjeuner – sur son budget de campagne – pour, explique-t-il, ne jamais être enfermé dans sa "bulle". Et des pavés branlants de la rue Paradis aux querelles intestines de l’UMP, le menu était copieux.

La place Magenta bientôt transformée ?

A Sophie, directrice d’une boutique de prêt-à-porter de luxe qui déplore que la rue Paradis "tombe en lambeaux", il révèle que la place Magenta sera totalement refaite à partir du mois de juin. Au menu des travaux : un nouveau sol, moins de terrasses et une fontaine ou une œuvre en son centre, pour mieux raccorder visuellement la rue Paradis avec les rues Longchamp et Alphonse Karr. A Lætitia, mère au foyer qui fuit les jardins d’enfants de Nice Nord "à cause des Roms qui y campent la nuit", il rappelle son récent arrêté "anti-bivouac" et regrette de ne pas avoir plus de pouvoirs. "Je rêverais d’être maire, préfet et procureur comme le maire de New York, là il y aura la tolérance zéro !"

Pique à Peillon et parodie de Peyrat

Christian Estrosi parvient même, entre le rosé et le café, à faire rire ses convives en affirmant que Vincent Peillon, le ministre de l’Education – qui ne le sera plus dans quelques semaines pronostique-t-il – "a réussi à se rendre aussi impopulaire à droite qu’à gauche". Intarissable sur la visite à Nice la semaine dernière de Cyrille Eldin, il se régale à décrire comment le journaliste trublion du Supplément sur Canal + a tourné en dérision ses adversaires.

Il en profite même pour se livrer à une imitation totalement inattendue et plutôt convaincante de son prédécesseur et concurrent, Jacques Peyrat. Mais l’imitation s’arrête là : Christian Estrosi n’a aucune intention de se laisser chiper le fauteuil de maire ce dimanche.

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