Nice : les listes de gauche ne fusionneront pas

Nice : les listes de gauche ne fusionneront pas

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
DirectLCI
MUNICIPALE - Au lendemain du premier tour Patrick Allemand refuse la proposition de Robert Injey de fusionner leurs deux listes.

Gueule de bois ce matin dans le camp socialiste, la liste menée par Patrick Allemand n'a récolté que 17.514 voix soit 15,25 % des suffrages exprimés. Mais pas de temps à perdre, les listes pour le second tour doivent être déposées ce mardi avant 18 heures. À gauche, une question est sur toutes les lèvres : faut-il fusionner avec la liste de Robert Injey (Front de Gauche – PCF) ?

Patrick Allemand : "pas de fusion"

Il n'y "aura pas de fusions de listes au second tour", annonce Patrick Allemand. Le clan socialiste entend rassembler le peuple de gauche mais aussi amener aux urnes les abstentionnistes. Et pour ce faire, aucune fusion avec Robert Injey n'est envisagée. Au soir des élections, un proche de Patrick Allemand confiait déjà à metronews "le groupe communiste élu sur la liste de Patrick Allemand en 2008 nous a quitté au cours du mandat, qu'est-ce qui nous assure qu'il n'en ferait pas de même cette fois ?"

La liste d'union de la gauche dirigée par Patrick Allemand reproche également à Robert Injey de "s'être trompé d'ennemi" sous-entendant que le candidat communiste aurait dû plus se focaliser sur la droite et l'extrême droite. L'intéressé se défend : "vouloir battre la droite et l'extrême droite, c'est notre code génétique !" Et c'est pourquoi le candidat tête de la liste "L'Humain d'abord" en appelle, lui, à la fusion des listes.

Une fusion sans Robert Injey ?

Il veut rassembler la gauche niçoise et en appelle Patrick Allemand "au sens des responsabilités. Il [Patrick Allemand] doit dépasser l'amertume du premier tour et faire passer l'intérêt général avant son intérêt propre." Robert Injey a même affirmé être prêt à ne pas être éligible si cela devait permettre la fusion des deux listes.

Malgré ces tentatives, une telle option semble impossible. Le camp socialiste reproche à Robert Injey des attaques répétées contre le président François Hollande et son gouvernement. "Je critique la politique d'austérité mise en place à l'échelle nationale mais je n'ai pas critiqué Patrick Allemand personnellement".

Lire et commenter