Nicolas Sarkozy : "Dans mes ancêtres, il y a les Gaulois, et aussi Aimé Césaire"

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JE M'EXPLIQUE ENCORE - Lors de son meeting au Zénith de Paris, dimanche, Nicolas Sarkozy est revenu avec ironie sur la polémique qu'il avait lancée autour des "ancêtres gaulois" de la France. Des propos qui méritent, selon lui, une nouvelle explication de texte.

Nicolas Sarkozy ne se lasse pas de la polémique qu'il a lui-même initiée sur les Gaulois. Ces propos tenus en septembre ("dès que l'on devient Français, nos ancêtres sont les Gaulois") avaient soulevé un tollé chez ses adversaires de gauche mais aussi de droite – Alain Juppé avait dénoncé la "nullité des débats" – au point que l'ex-Président y a vu une ligne de fracture symbolique utile à exploiter pour définir sa conception de "l'assimilation". 

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Après avoir ajouté aux Gaulois, "les tirailleurs musulmans" dans les jours qui ont suivi la polémique, l'ancien Président a décidé, dimanche au Zénith de Paris, d'apporter une nouvelle "explication de texte" à ses détracteurs. Son arbre généalogique s'est donc à nouveau élargi à l'occasion de ce meeting, le plus gros de sa campagne pour la primaire de la droite et du centre. 

Dans les ancêtres, il y a les Gaulois, et aussi Aimé CésaireNicolas Sarkozy

La référence au grand écrivain de Martinique – qui avait dit en son temps s'amuser de cette référence aux "ancêtres gaulois", y compris à l'autre bout du monde, permet à Nicolas Sarkozy de clarifier à nouveau ses propos. "Être Français, c'est partager un héritage", a insisté le candidat devant ses milliers de supporters, y voyant l'une des conditions essentielles de "l'assimilation". 

Tu es mon semblable en citoyenneté, à une condition, que tu reçoives et proclames l'amour de la France et de la RépubliqueNicolas Sarkozy

Samedi, Alain Juppé – qui en fait aussi une ligne de fracture – a de nouveau défendu, devant ses jeunes sympathisants réunis à Malakoff, une France "riche de ses diversités", martelant  : "Je n’ai pas dit que la France est un pays qui descendait des Gaulois, je n’ai pas dit que la France était un pays de race blanche". L'intégration contre l'assimilation, bis repetita

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