Pape Diouf ne raccroche pas la politique et lance sa fondation

Pape Diouf ne raccroche pas la politique et lance sa fondation

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POLITIQUE – Moins d’une semaine après la fin des élections municipales, Pape Diouf, candidat de la liste Changer la Donne, entend poursuivre le mouvement initié pendant les élections à travers une fondation et des permanences de citoyens.

Qu’importe les résultats, Pape Diouf veut continuer à peser. Candidat aux élections municipales, l’ex-président de l’OM a obtenu près de 6 % des suffrages. Un score "honorable" déclare-t-il, les yeux désormais tournés vers l’avenir. Reste cependant à justifier sa position durant l’entre-deux tours. A la surprise générale, il n’a pas donné de consignes de vote dans les 13ème et 14ème arrondissements où le Front national l’a emporté au nez et à la barbe du PS et de l’UMP.

"Je n’ai aucune leçon à recevoir", se justifie l’ex-candidat, "surtout de la part de ceux qui ont contribué à créer le FN", poursuit-il. La prise de position avait toutefois fait grincer des dents au sein de son propre mouvement. "La consigne était claire depuis le début, ils nous ont rejoints en connaissance de cause", balaie-t-il en serrant le poing.

Des permanences citoyennes

"Beaucoup de gens nous ont adressé des félicitations assure son ex-directeur de campagne, Pierre-Alain Cardona. Ce qu’on a fait est l’acte fondateur de notre mouvement". Un "mouvement" sans représentation politique. Aucun membre de la liste "Changer la donne" ne siège au conseil municipal. "Nous avons peu de moyens pour influencer les politiques reconnaît Pierre-Alain Cardona, mais nous avons des citoyens autour de nous".

Une force citoyenne qu’il souhaite mobiliser lors de permanences dans les différents secteurs de la ville pour poursuivre l'élan jusqu'aux prochaines municipales. "L’idée reste la même. Pas de diktat, toutes les suggestions sont les bienvenues. Ce sera un endroit pour les habitants où ils ne seront pas considérés comme des cochons à voter", explique Pape Diouf occupé aussi à monter une fondation "pour donner une structure juridique" à son mouvement". "Elle permettra concrètement d’agir sur des champs sociaux en finançant des projets", précise Pierre-Alain Cardona.
 

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